Un Monsieur s’en va. Grande figure du vignoble cadurcien, Georges Vigouroux s’est éteint hier, jeudi 7 février, à l’âge de 83 ans.

Il ne parlait jamais pour ne rien dire. Ceux qui ont côtoyé Georges Vigouroux se rappelleront aussi de son œil vif et de cette capacité à charmer son auditoire, quel que soit le rang social. Le propriétaire des châteaux Haute-Serre et de Mercuès laisse une empreinte indélébile dans l’histoire du vin de la région du Lot. L’histoire des vins de Cahors ne s’écrit pas, ne se comprend pas sans lui. C’est un enfant de Gramat né le 22 juin 1936, un enfant de la guerre, dit-on, dont les premiers souvenirs sont ceux des Allemands qui viennent se frotter au maquis cadurcien. Après la pension à Rodez et une école du vin à Paris, Georges prend la suite de son père dans le négoce du vin. Vigouroux fils cumule alors les métiers de commercial, d’acheteur et d’assembleur. Il sent l’évolution du marché, agrandit l’affaire à la force du poignet et se rapproche de Cahors en faisant l’acquisition d’une centaine d’hectares en friche : Haute-Serre. Nous sommes en 1970. Il aurait pu se contenter de la sublime renaissance de ce domaine mais Georges Vigouroux est un éternel bâtisseur. Le reste de l’histoire tient en sept lettres : Mercuès. Il suffit de lever la tête pour prendre la mesure du pari tenu. Il passera petit à petit la main à son fils Bertrand qui continue d’écrire avec la même profondeur et ambition l’aventure familiale. L’équipe de Terre de Vins lui fait part, ainsi qu’à toute la famille, de ses sincères condoléances.

Les obsèques de Georges Vigouroux auront lieu lundi 11 février à Cahors.

Retrouvez également notre saga consacrée à la famille Vigouroux dans Terre de Vins n°36 (juillet 2015), disponible en suivant ce lien.