Créée en hommage au moine Dom Thierry Ruinart qui inspira la maison, la cuvée Dom Ruinart a vu le jour pour la première fois en 1969 (millésime 1959). Toutes les années ne portent pas un Dom Ruinart, loin s’en faut, et leur arrivée en marché fait aussi figure d’événement ! A ce titre 2017 est exceptionnel avec deux lancements : Blanc de blancs 2006 et Rosé 2004.

Ce n’est pas une mais deux nouvelles cuvées millésimées que Ruinart s’apprête à mettre en marché dans les prochaines semaines. Dom Ruinart 2006 et Dom Ruinart Rosé 2004 qui quitteront un repos de plus de 10 ans dans les célèbres crayères rémoises pour la lumière du jour.

2004 est une année de bon souvenir en Champagne, prodigue en volume tout en qualité, globalement sans à-coups ni accident climatiques et ponctué d’un mois de septembre lumineux et chaud, et c’est donc sans surprise qu’il a été millésimé par Ruinart. 80 % de chardonnays grand crus entrent dans sa composition, complétés de 20 % de vin rouge de pinot noir vinifié « ad hoc » : des arômes, encore des arômes, mais sans tanins ni couleur trop prononcée. A ce titre, Dom Ruinart Rosé 2004 est une forme de « blanc de blancs rosé ».

Calé sur un registre plus exotique que fruits des bois, il évoque à plus d’un titre la grenade et le litchi, mariés à de l’orange sanguine et de la rose séchée, quelques nuances tourbées. Le bouche est fine, rehaussée d’une finale tonique, encore une fois comme le croquant d’une grenade. Ce grand champagne rosé appelle des poissons à chair de caractère (thon rouge mariné) ou des volailles finement épicées (pistil de safran).

Son homologue Dom Ruinart 2006 a connu en crayères une évolution qui lui permet aujourd’hui d’entrer en marché. L’année, très chaude, s’est traduite par une matière mûre, des vins tout de suite extrêmement séduisants à révélation plus rapide. C’est là qu’entrent en jeu les particularités de l’approvisionnement Ruinart : 100 % de chardonnays grands crus, dont 40 % du versant nord de la Montagne de Reims, en particulier les villages grand cru peu classiques de Sillery ou Puisieulx. « Ils donnent des chardonnays plus marqués par la matière, une structure, presque une légère mâche en fin de bouche, décrit Frédéric Panaïotis, chef de caves. C’est sur cette matière que le vieillissement a été et sera encore possible pendant de longues années en bouteille. »

Dom Ruinart 2006 évoque une tension aux « angles arrondis ». Par rapport à d’autres millésimes Dom Ruinart, il entre en marché avec des arômes de fruits déjà plus suaves que les agrumes (fruits blancs juste mûrs), une impression de frondaisons printannières, le tilleul mi-fleur/mi-feuilles vert tendre. Une forme de salinité et une mâche soyeuse complètent l’ensemble. Le plat qui lui fera écho devra combiner une chair ferme et délicate en goût (homard, poisson de rivière) à une sauce vaporeuse (espuma), et pourquoi pas la mâche de petits légumes printaniers (petits pois, asperges – délicates – champignons Enoki).

Le style Ruinart

Le style Ruinart est très marqué par le chardonnay, qui est le fil conducteur de toute la gamme, des champagnes caractérisés par une forme de légèreté aérienne, une tension sans austérité, un fruité fin et suave. Hit commercial absolu de la marque, le premier blanc de blancs a été commercialisé en 1947.

Retrouvez les champagnes Ruinart en dégustation au salon Champagne Tasting le samedi 13 mai 2017 à l’Espace Cambon, Quartier Madeleine, Paris 1er. Billetterie ci-dessous.