Ci-dessus : le premier cru Les Epenots à Pommard (Laurent Gotti)
Ci-dessus : le premier cru Les Epenots à Pommard (Laurent Gotti)

Cela ressemble à une fin de série. Le millésime 2017 a tranché avec les récoltes précédentes sur bien des points : celui de la quantité récoltée en particulier. Au cœur du secteur qui a payé un tribut particulièrement lourd ces dernières années, Pommard et Volnay veulent croire que la page est tournée.

Les rouges ont tiré les volumes vers le haut en 2017. Plus particulièrement les AOC de Côte-d’Or et de la Côte Chalonnaise. Le comité régional de l’Institut des appellations d’origine (INAO) a ainsi validé de nombreuses demandes d’augmentation de rendements.

« Ce millésime 2017 nous a redonné le sourire, comme à beaucoup de vignerons, et va nous permettre de reconsidérer les projets que nous avions mis entre parenthèses », explique Guillaume Lavollée à la tête du domaine Genot-Boulanger, producteur en Côte de Beaune, notamment à Volnay et Pommard. Si un grand nombre d’appellations bourguignonnes ont été éprouvés par les aléas climatiques ces dernières années (gel et grêle en tête) ces deux villages ont été parmi les plus durement touchés. La série est impressionnante : 2014, 2013 et 2012 sont des souvenirs cuisants pour les vignerons de ce secteur (on peut ajouter à des degrés divers les AOC voisines de Beaune ou encore de Meursault). Quant au millésime 2015 il a été marqué par une chaleur et une sècheresse peu propices à des volumes normaux.

Le terrible épisode de gel de 2016 aurait pu sonner comme un coup de grâce avec une perte de 40% de la récolte. Heureusement 2017 est venu remplir les caves et les 2016 enchantent par leur qualité. Les vins sont superbes, les professionnels qui participent aux Grands jours de Bourgogne, le constatent. Les cuvées sont d’une concentration rare, bâties sur des tannins particulièrement suaves, tout en exhalant des notes complexes de fruits noirs. Des vins qui feront date aussi pour de bonnes raisons…