La Bourgogne avait besoin d’une récolte généreuse pour regonfler des stocks à sec. Ce sera bien le cas en 2017. Avec un net avantage pour les rouges sur le plan quantité. Après un bel été, la qualité s’annonce elle aussi au rendez-vous.

Des vendanges précoces, c’est maintenant une habitude ou presque ; mais aussi une récolte généreuse, voilà qui est beaucoup plus rare depuis quelques années. Deux phrases qui suffisent à résumer les deux faits majeurs de ce millésime 2017 en Bourgogne.

Les sécateurs et les machines à vendanger sont de sortis depuis la fin août dans la Mâconnais. Le domaine Merlin, ou encore les frères Bret ont coupé leurs premiers raisins dès le vendredi 25 août. et samedi). L’ensemble des producteurs ont lancé leur récolte la semaine du 4 septembre.

Premier constat : dans l’ensemble les quantités sont au rendez-vous, sauf bien-sûr dans les zones touchées par le gel de printemps et la grêle de juillet. C’est-à-dire essentiellement dans certains secteurs de l’Yonne (Chablis, Saint-Bris, Epineuil, Tonnerrois, etc.)

Dans les autres secteurs la récolte des blancs ne semble pas pléthorique, même si elle se situe à un niveau convenable. « La floraison s’est moins bien déroulée pour les chardonnay que pour les pinot noirs », note Vincent Dureuil-Janthial, vigneron à Rully (Côte Chalonnaise). Une petite déception qui terni un peu le sentiment de tenir un millésime de très belle qualité : après un été ensoleillé et chaud les maturités sont proches de celles enregistrées en 2015. Plus au nord, au Domaine Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée), les sourires prévalent d’autant plus que la quantité est au rendez-vous. « Après cette épisode de gelés du mois d’avril, on peut parler d’un millésime miraculé », note Marie-Christine Mugneret-Gibourg. La récolte devrait encore se prolonger une dizaine de jours. Un profil plus précis du millésime pourra alors se dessiner. Et confirmer, toute une région l’appel de ses vœux, ces belles promesses.