Rejoignant le château Lynch-Bages, autre 5e grand cru classé de Pauillac, dans l’escarcelle familiale des Cazes, le château Haut-Batailley présente son premier millésime en primeurs depuis cette reprise. Le ressenti de Jean-Charles Cazes.

« C’est un nouveau départ pour la propriété. Nous ne sommes pas sortis l’an dernier en primeurs. On était arrivés juste avant la campagne. Nous n’avions pas participé aux vendanges, et avions juste récupéré en barriques une récolte faite par le précédent propriétaire. L’absence de mise en marché en 2016 nous a laissé le temps de bien analyser la distribution, pour mieux comprendre le marché de Haut-Batailley, en tirer les conclusions, et adapter notre sélection de négociants afin de préparer la mise en marché du 2017 » expose Jean-Charles Cazes. Et de poursuivre : « 2017 est une année pleine pour nous. Nous n’avons pas été gelés, ça a été une année assez facile avec une bonne maturité, notamment pour les cabernets. Les vins sont équilibrés, avec une très belle fraîcheur aromatique, de la structure mais aussi de l’élégance et de la souplesse. Ils ne sont pas difficiles à déguster jeunes, car ils ne sont pas austères. On n’est pas sur des 2015 et 2016, solaires, charpentés, très tanniques, mais plutôt sur des équilibres plus classiques. Ce profil se retrouve également à Lynch-Bages, même si chaque cru a sa spécificité, Haut-Batailley plus féminin, Lynch-Bages très opulent et riche. »