Le château Angélus inaugure le bal des prix en primeurs pour les Premiers Grands Crus Classés « A » de Saint-Emilion. Hubert de Boüard positionne son millésime 2014 au même niveau que son 2012.

Quel message envoyer aux acheteurs internationaux, en demande d’un « signal » de Bordeaux après un millésime 2013 difficile à valoriser ? A l’heure où les prix en primeurs 2014 tombent petit à petit, chaque « marque » joue sa carte. Certains misent sur la stabilité, voire la baisse, d’autres augmentent par rapport à 2013 tout en restant dans des prix « raisonnables » pour les négociants – voir à cet égard, la stratégie de Mouton Rothschild dont le prix en 2014 est certes plus élevé qu’en 2013, mais reste au même niveau que le 2012 et bien moins élevé que le 2011.

Le château Angélus adopte une stratégie similaire. Son propriétaire Hubert de Boüard vient d’annoncer un lancement en primeurs au prix de 210 € HT, soit le même qu’en 2012, l’année où il est devenu Premier Grand Cru Classé « A » de Saint-Emilion. A titre de comparaison, le 2011 était sorti à 164 € HT, et le 2013 à 189 € HT.

Le Carillon de l’Angélus, second vin de la propriété, sort pour sa part au prix de 52 € HT.

A noter également qu’hier, le château La Lagune, 3ème Grand Cru Classé 1855 (Haut-Médoc), est sorti au prix de 33 € HT. La propriété de la famille Frey n’avait pas sorti son vin en primeurs en 2013, et la baisse est conséquente par rapport au 2012, puisque celui-ci était sorti à 43, 50 € HT. Le signal envoyé au négoce est, là aussi, assez éloquent.