(photo F. Hermine)
(photo F. Hermine)

Le projet de salon professionnel des vins septentrionaux annoncé en mars dernier aura bien lieu du 12 au 14 février au parc de la Porte de Versailles à Paris, à l’initiative du Val de Loire.

Pour lancer VinoVision, l’interprofession ligérienne a fédéré les représentants de Bourgogne, d’Alsace, la Champagne, mais egalement des acteurs du Jura, du Beaujolais et de Rhone-Alpes, en un point central, Paris, « là où ces vignobles sont traditionnellement consommés et l’un des plus gros points d’achat des vins de France pour les Français mais aussi pour les professionnels internationaux » précise Pierre Clément, le président du salon.

Le climat en commun

Près de 400 exposants sont déjà inscrits, représentant toutes les familles : interprofessions, coops, producteurs familiaux, groupements de producteurs, négociants… « avec un point commun, le climat, commente Pierre Clément. Les vignobles septentrionaux y sont particulièrement sensibles avec un effet millésime plus important que dans le Sud, un effet terroir accru illustré par la richesse de la Bourgogne, et des vins sur la fraîcheur et l’élégance, majoritairement en blancs (70% de l’offre française) et en bulles (90%), souvent à partir d’un cépage emblématique » . Autre particularité commune : des vignobles qui restent à majorité constitués de maisons familiales, hormis la Champagne qui compte également des grands groupes internationaux. Cette année, l’offre est française avec des vins « refreshlingly different » comme l’affiche le slogan du salon, au nord d’une ligne Lyon-Cognac non figée ; en 2e année, elle devrait être étendue aux « cool climate wines ».

La chasse à l’omni

VinoVision, organisé par région, sera assorti de 12 sessions de dégustations commentées, de tables en libre dégustation, d’une application liée aux exposants et d’une étude de consommation signée par l’agence NellyRodi. L’occasion de faire un focus sur le consommateur « omni », plutôt 20-35 ans (alias génération Y ou Millennials), « curieux mais volage, flexible, consommant différemment la semaine ou le week-end, intéressé par les histoires des marques et les hommes qui font le vin… Le moment de consommation décomplexé est sa clé d’entrée » explique Pierre-Edouard Martial, directeur maison et luxe de l’agence. Celle-ci a imaginé un trend book qui sera publié pour le salon : il associe des moments de consommation à une vingtaine de vins sélectionnés non pas à la dégustation mais à partir de 500 bouteilles selon la promesse produit et le packaging.

Alsace : 15 500 ha de vignes AOP, 53 AOC, 140 M de bouteilles vendues
Bourgogne : 28 334 ha de vignes AOP, une centaine d’AOC, 185 M de bouteilles
Champagne : 34 300 ha de vignes AOP, 1 AOC, 312, 5 M de bouteilles
Val de Loire : 56 000 ha de Nantes aux Côtes Roannaises dont 45 000 en AOP, 69 appellations, 250 M de bouteilles