Mercredi 14 Janvier 2026
Auteur
Date
14.01.2026
Partager
En janvier, chacun prend ses bonnes résolutions et Terre de Vins ne s’y dérobe pas. Pour le premier numéro de 2026, disponible dès aujourd’hui, la rédaction sort de sa zone de confort et aborde la prospective sur le thème de la jeunesse. Dans un dossier qui ne s’attarde pas sur le dry january, la part belle revient aux initiatives des producteurs qui gagnent la confiance des nouveaux consommateurs. Et, toujours en lien avec les mutations qui traversent le secteur des vins et spiritueux, Terre de Vins renonce à la notation du 100 pour lui préférer les étoiles… Découvrez, sans attendre, nos meilleures résolutions !
Cette nouvelle année marque un tournant éditorial pour Terre de Vins. La rédaction abandonne le système de notation sur 100, qui n’est plus en phase avec les attentes hédonistes de notre lectorat et des amateurs de vin en général, et qui sanctionne, parfois durement, le travail de fond des vignerons. Le système d’étoiles, jusqu’à quatre pour les meilleurs vins, a vocation à mieux transmettre les expériences des dégustateurs. Mathieu Doumenge, rédacteur en chef de ce nouveau numéro, choisit de rompre avec la sanction : « on ne note plus les vins comme à l’école, nous les replaçons dans un contexte, un moment, un sentiment. Ranger les cahiers, retrouver le plaisir c’est ça l’avenir ». Pour le reste, Terre de Vins conserve ses meilleures habitudes avec ses rubriques incontournables : portrait, saga, tribu, sur le pouce, ABC de l’AOC… avec un sommaire tourné vers l’avenir d’une filière qui ne cesse de nous inspirer.

L’avenir du secteur des vins et spiritueux repose sur le renouvèlement des consommateurs. « Le péril jeune » (p.38) fait un état des lieux et rend compte les solutions portées par des acteurs inventifs, pragmatiques, qui ne trahissent jamais l’ADN de leurs vins. Ce dossier prouve que le vin continue d’être une solution pour créer des liens, même auprès de jeunes éloignés de la culture traditionnelle qu’il véhicule. C’est une conviction que porte aussi la famille Ravoire (Saga, « Une famille décomplexée » p. 86, par Yves Tesson) qui relève le défi des jeunes et nouveaux consommateurs avec brio en sortant « de jolies bouteilles à moins de 10 € ». Toute la filière devrait également bénéficier de du soft power inespéré que véhicule la série « les Gouttes de Dieu » dont la saison 2 sera disponible à partir du 21 janvier sur Canal + et la plateforme Apple TV. En 2023, l’adaptation en série télé du manga culte créé par Tagashi Agi et Shu Okimoto a permis au grand public de s’immerger dans l’univers des grands crus. Pour Terre de Vins, Marie-Pierre Delpeuch est allée enquêter (« Les Gouttes de Dieu : une saison 2 au goutte-à-goutte » p.34) sur ce que nous réserve cette nouvelle saison, entre mise en scène du monde du vin et rebondissements scénaristiques.
Le passage de relais entre les générations ne concerne pas seulement la consommation, les professionnels du secteur sont aussi concernés. Laura Bernaulte s’intéresse aux futurs acteurs du vin dans un dossier sur les formations, « Le regard vers demain » (p. 52), où elle donne toutes les clés aux étudiants pour se déterminer. Outre la formation, la transmission devient un enjeu de taille comme le rapporte Thomas Galichon dans un sujet sur les coopératives viticoles : « la transmission face à la crise » (p. 82). Plus que jamais, ces structures font valoir leur esprit collectif pour entourer les jeunes qui se lancent dans la bataille. Heureusement dans certaines appellations, la relève est bien assurée, comme à Châteauneuf-du-Pape, où une tribu de jeunes bouscule l’ordre établi (Tribu : « Les nouveaux papes » par Marie-Pierre Delpeuch et Mathieu Doumenge, p. 46).
L’année 2025 a été marquée par un incendie d’une ampleur inédite dans les Corbières. Nous nous devions de revenir sur ces terres. C’est Willy Kiezer qui nous fait un état des lieux « Après les flammes » (p.73), entre espoir et résignation, assorti de deux sélections par Mathieu Doumenge, de blancs « La Légèreté retrouvée » (p. 76), et de rouges « À rougir de plaisir » (p.77).
Dans la tourmente le recours à la valeur fondamentale que représente le terroir apparaît nécessaire. Pour celui de Saint-Chinian, coupé en deux, entre sols de calcaire et de schiste, il faut se référer à la dégustation de Mathieu Doumenge, Laeticia Mathieu et Yoann Palej afin de déterminer « À quel saint se vouer » (p. 60). L’étape septentrionale du Clos Zisser rappelle combien l’histoire participe à la constitution de terroirs (Terroir : « Concentré de Grand Cru » p. 93). Dans un portrait qui lui est consacré (« Terrienne en liberté » par Yoann Palej, p. 68), Brigitte Jeanjean partage sa vision agroécologique et profondément collective du vin. L’ABC de l’AOC, représente l’occasion pour Jean-Michel Brouard de décrire un emblème de la Bourgogne : Pommard (p. 100). Plus confidentiel, Marie-Pierre Delpeuch a déniché des pépites en Costières de Nîmes (« Entre trois sud » p. 96) et Marc Vanhellemont nous rappelle que le muscat, cépage que se partagent l’Alsace et les vignobles méditerranéens, a des expressions variées.
Rendez-vous des gourmets, les sujets : cuisine (« La table de Franck Putelat : Bienvenue sur la terre-mer » p.102 par Yoann Palej), sur le pouce (« Le saumon fumé » p. 110 par Julia Bouchet) et « Dans le Shaker de » _consacré à Maxime Simonneau de Gentlemen 1919 (Paris) par Rachelle Lemoine_ ne manquent pas à l’appel. Enfin, pour patienter jusqu’à la sortie du prochain numéro le 4 mars, tout en préparant l’incontournable rendez-vous : Wine Paris, lisez « Sur le Divin avec Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium » (p. 78, par Mathieu Doumenge). À bientôt !

Articles liés