Vendredi 5 Juin 2026
Angostura©DR
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Date
05.06.2026
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La célèbre distillerie de Trinidad vient de mettre sur le marché une gamme repensée pour accompagner sa stratégie de montée en gamme et accroître sa notoriété sur les rhums.
Où que vous vous trouviez dans le monde, de New York à Paris, de Shanghai à Londres, impossible de ne pas les retrouver dans tous les bars dignes de ce nom. Les petits flacons de bitters d’Angostura entourés d’une large étiquette sont reconnaissables entre mille. Ce sont eux qui ont permis de construire la puissance de la marque et sa présence dans 170 pays. Au point même d’éclipser l’identité même d’Angostura qui demeure avant toute chose une distillerie, la dernière en activité sur l’île de Trinidad depuis la fermeture de Caroni au tout début des années 2000. Un constat qui a conduit la maison à travailler depuis plusieurs années sur la refonte de la gamme, et notamment l’iconique cuvée 1919.
Si la recette de ce rhum avait déjà été revue pour être en phase avec l’évolution de la réglementation européenne en 2019 (limitation de l’édulcoration à 20g de sucre ajouté par litre à maxima, interdiction des additifs…), elle a été repensée par les masters blenders. « Précédemment, le 1919 était composé de rhums de 8 ans en moyenne, principalement légers et moyens, vifs et souples en bouche. Pour ce nouvel opus rebaptisé Angostura Grande Réserve, l’assemblage intègre désormais des rhums de 8 ans, 10 ans et 12 ans, choisis avec un profil moyen ou lourd » explique Elizabeth Spurr, senior Brand manager chez Dugas, le distributeur d’Angostura en France. À la dégustation, le profil aromatique demeure assez similaire avec ses notes vanillées, de caramel et d’épices douces, mais l’ensemble a gagné en suavité et en profondeur.
Corollaire de cette évolution gustative, la bouteille a été entièrement remodelée. Le nouveau flacon, très réussi, se pare d’une forme plus travaillée dont la base est désormais striée, rappelant une élégante carafe. Le papillon doré apparaît tel un sceau et se retrouve également sur les autres rhums premium de la marque. L’animal évoque les papillons qui se posaient en masse dans les champs de canne à sucre à maturité et qui annonçaient la récolte. La collerette déploie, elle aussi, le thème du papillon en reprenant le détail d’une aile. L’étiquette arbore le nouveau nom de la cuvée, Grande réserve. Les deux autres cuvées haut de gamme ont, elles aussi, été renommées et sont conditionnés dans cette même nouvelle bouteille. La 1824 s’appelle désormais la Founder’s Réserve et la 1787, la Special Reserve 15 ans 1787.
« Ces dates rappelaient des moments clés dans l’histoire d’Angostura et de Trinidad » rappelle Elizabeth, à savoir la création de la première distillerie du pays en 1787, la fondation de la maison en 1824 et le grand incendie des entrepôts sous douane du gouvernement en 1932 ayant permis à Angostura de retrouver des fûts de 1919. « Si ces éléments étaient parlants pour les connaisseurs de la marque, ils ne l’étaient pas suffisamment pour le grand public. C’est pour cela qu’Angostura a choisi des noms plus évocateurs du travail d’assemblage et de vieillissement réalisé par les équipes » poursuit-elle. Cependant, contrairement au 1919, les assemblages des ex-1787 et ex-1824 n’ont pas été modifiés. Côté tarif, assez peu de changement puisque la Grande Réserve sera proposée autour de 45€, la Founder’s Réserve autour de 65€ et le Special Reserve 15 ans 1787 à 95€.

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