L’origine n’a pas été trouvée. Départ accidentel ou criminel, l’incendie du 16 août a dévasté 250 hectares, dont 50 de vignes sur les secteurs de Saint Hippolyte, le Barroux et le sud du Graveyron. 5% de l’appellation VDN Beaumes-de-Venise sont concernés.

50 hectares de vignes, dont deux tiers en Cru VDN Beaumes-de-Venise, ne donneront pas de récolte cette année. Pire, entre 15 et 20 hectares devraient être arrachés. Une quinzaine de producteurs sont impactés, des viticulteurs et des domaines comme La Pigeade, Pierre Rougon ou Xavier Vignon. « Heureusement, il n’y a pas eu de blessés, ni de maisons brûlées. Les vignes ont fait barrière, ceux sont les rangs en bordure de talus qui ont souffert. Grâce aux chemins d’accès, les pompiers ont pu intervenir au plus près du feu », assure Jean-Paul Anres, le président de l’ODG Beaumes-de-Venise.

5% du Cru sont concernés. Cumulés au gel printanier et à la coulure, c’est une annus horribilis pour les vignerons qui se réjouissaient d’un état sanitaire très satisfaisant. « La récolte 2021 des muscats est terminée, la qualité est là », se réjouit le président. Les cépages blancs sont en cours de récolte, celle des syrahs débute sur les terroirs précoces. Les maturités lentes favoriseront les équilibres. Pour palier aux aléas et faire face à une pénurie de vendangeurs espagnols bloqués pour cause de Covid-19, l’ODG a demandé une dérogation exceptionnelle pour autoriser la vendange mécanique.

Après la visite sur le terrain du préfet de Vaucluse et de la Ministre de la transition écologique, l’ODG, le Syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône et le syndicat forestier réfléchissent à l’avenir du massif et des vignes brûlés. Pour Jean-Paul Anres, « une piste serait l’extension du réseau du canal de Carpentras pour faire des réserves d’incendie. Pour la restructuration du vignoble nous devons attendre le printemps ».