L’association Vin et Société, qui représente les producteurs et négociants viticoles, a présenté en fin de semaine sa première campagne nationale « d’information grand public sur les repères de consommation », qui est diffusée dans la presse à partir de ce dimanche.

Programmé depuis plusieurs semaines, le lancement de cette campagne publicitaire intervient une semaine après le vote au Parlement d’un assouplissement des règles encadrant la publicité pour l’alcool, avec l’appui du gouvernement et malgré l’opposition personnelle de la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Cette campagne publicitaire reprend les recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS) 2011-2015, soit une consommation maximale de 2 verres par jour pour les femmes (hors grossesse) et de 3 verres par jour pour les hommes, à raison de 10 centilitres de vin à 12 degrés d’alcool par verre.

Vin et Société promeut également une consommation limitée à 4 verres « en une seule occasion » et l’abstinence « un jour par semaine », qui figurent en tant que « conseils » dans un rapport de la Haute autorité de santé réalisé fin 2014.

« La plupart des Français ne connaissent pas ces repères » a déclaré Joël Forgeau, président de Vin et Société, lors d’une conférence de presse, pointant des dépenses publiques de prévention « insuffisantes » et assurant que « la filière viticole va faire sa part du chemin ».

La publicité sera diffusée à partir de ce dimanche dans plusieurs titres de la presse nationale et professionnelle, ainsi que sur les sites internet des titres de presse régionale et des radios publiques. Une communication via les réseaux sociaux et des distributions de notices dans les salons viticoles sont également programmées.

Dotée d’un budget de 600 000 euros, cette campagne représente près de la moitié du budget annuel de Vin et Société, qui a sollicité un financement européen à hauteur de 300 000 euros, soumis à l’approbation des ministères de l’Agriculture et de la Santé, a indiqué à l’AFP Audrey Bourolleau, déléguée générale de l’organisation.

En Espagne, la campagne « Qui sait boire sait vivre » lancée en 2012 avait bénéficié d’un soutien européen à hauteur de 60%, complété par l’État pour 20% supplémentaires, sur un budget total de 3 millions d’euros en trois ans, a-t-elle ajouté.