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[Livrables 2023] Saint-Julien, Médoc & Haut-Médoc

Auteur

La
rédaction

Date

27.03.2026

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Après l’avant-goût des primeurs, voici le goût des livrables du millésime 2023. L’équipe de dégustateurs de Terre de Vins : Julia Bouchet, Jean-Charles Chapuzet et Michel Sarrazin, menée par Mathieu Doumenge, a revu sa copie. Après deux ans d’élevage, les potentiels prometteurs détectés au printemps 2024 se sont confirmés, tandis que ce temps n’a pas toujours comblé les faiblesses de certains échantillons. Finalement, celui qui ressort gagnant de cette année en demi-teinte, qui succède à 2022 reconnue unanimement pour sa qualité, c’est le consommateur avisé qui trouvera, parmi la sélection de Terre de Vins, des réussites forcément plus accessibles que l’année précédente. Bonne lecture !


Dans cet article, retrouvez les commentaires de dégustations des appellations Médoc, Saint-Julien et Haut-Médoc.


Médoc

Château Beauvillage (Cru Bourgeois)

Nez précis, sur un fruit bien ciblé, à la fois mûr et frais, ça donne envie. La bouche est réjouissante, juteuse, la chair ferme se tenant sur une ligne acidulée et des tanins à grain fin. L'ensemble est bien équilibré, déclinant un joli caractère médocain. Une jolie surprise du millésime.

Château La Branne (Cru Bourgeois Supérieur)

Il nous avait fait une assez bonne impression en primeur, et cela se confirme en livrable : l'équilibre est trouvé sur une concentration « al dente », des tanins qui ont de la griffe, un bon soutien acide, pour un profil digeste, accessible, à défaut d'avoir beaucoup d'étoffe et de fond.

Château Castera (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Très joli nez acidulé, entre la cerise fraîche et la groseille. L'attaque est séduisante, les notes de vanille accompagnent la cerise et la groseille. La bouche est dense, les tanins tapissent le palais. Un ensemble très prometteur à l'horizon de cinq ans.

Château Escot (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez équilibré, de bonne concentration, du sérieux. Boisé intégré, l’ensemble s’annonce plutôt bien balancé. Bouche droite, taillée en longueur, elle ne déborde pas mais se campe bien sur une ligne acide propulsive et des tanins qui ont peu de grip mais n’oblitèrent pas la matière. L’ensemble déroule jusqu’à la finale acidulée et mordante. Un joli classique médocain.

Château d'Escurac (Cru Bourgeois BIO)

Le premier nez est délié, sur la fraise écrasée. L'attaque est riche, les fruits rouges et noirs qui se conjuguent donnent beaucoup de gourmandise. La longueur est présente et la finale est saline. Un beau 2023.

Château Fleur La Mothe (Cru Bourgeois Supérieur)

On avait beaucoup aimé Fleur La Mothe en primeur et il vient confirmer en livrable, tenant son rang de Cru Bourgeois Supérieur. Une aromatique bien équilibrée sur un fruit ajusté, un élevage fondu, une touche d'épice et de menthol. En bouche, une silhouette ronde et moelleuse, contrebalancée par une structure tannique présente mais intégrée. C'est de la belle ouvrage.

Château La France Delhomme (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez lorgnant vers la cerise à l'eau-de-vie et une légère note amylique. Bouche taillée sur une certaine minceur de la matière, une chair épurée et tendue sur une arête acide plutôt mordante. Tanins griffus. On a du caractère mais une bonne buvabilité d'ensemble, sans se hausser du col.

Château Labadie (Cru Bourgeois Supérieur)

Densité, crémeux, le nez est prometteur, sur une aromatique de mûre et de camphre. La bouche déroule dans le même registre, très enrobée, d'une rondeur confortable, imprégnée de tanins tendres. Une réglisse subtile se devine, ainsi que quelques aspérités sur la finale. L'ensemble est d'un équilibre à saluer.

❤️ Château Laujac (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Nez délicat et poudré, tout en délicatesse et qui promet une très belle suavité. L'attaque est sublime, tout est à sa place. Riche et subtil, complexe aromatiquement et intelligent à l'endroit de la structure, ce 2023 de Laujac est une très belle réussite. On en reparle dans dix ou vingt ans, mais avant cela, il est déjà très agréable dans sa jeunesse, entre densité et onctuosité. Il délivre une finale sapide sur des notes de chocolat au lait.

Château Martin (Cru Bourgeois)

Disons-le d'emblée, ce vin s'adresse aux aficionados du style médocain, un peu droit dans ses bottes. Les 52 % de cabernet sauvignon injectent une forme de droiture, le merlot (47 %) apporte du charnu. Le tout s'équilibre sur une structure ferme, la finale nous semble un peu flottante.

Château Noaillac (Cru Bourgeois Supérieur)

Premier nez sur le boisé-toasté assez prégnant, qui préempte l'aromatique à ce stade. Le fruit est en second plan, plutôt centré, ajusté, davantage fruit rouge que fruit noir, avec une touche d'eau-de-vie. La bouche est elle aussi centrée, sur une ligne acide prononcée, des tanins plutôt stricts, et une conclusion acidulée.

Château Patache d'Aux (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez plutôt sur la réserve, qui contraste quelque peu avec l'enthousiasme qu'il avait suscité en primeur. Le nez est posé sur un fruit rouge centré, une touche d'élevage, une trace empyreumatique. La bouche nous reprend par le col avec sa chair souple et déliée, très digeste, ses tanins habilement brossés et sa ligne acide qui vient faire fuser l'ensemble. Finale un peu abrupte, mais ce 2023 se tient bien.

Château Pierre de Montignac (Cru Bourgeois Supérieur / BIO)

Il avait constitué l'une des surprises des primeurs, et son nez nous indique que la surprise n'est pas un hasard. Le fruité est centré, la maturité semble ajustée, l'élevage maîtrisé. La bouche est plutôt taillée sur la droiture : chair svelte, arête acide prononcée, tanins accrocheurs. L'ensemble se tient bien, sans susciter d'émotion forte.

Château Poitevin (Cru Bourgeois Supérieur / BIO)

Un nez assez concentré, voire entêtant, sur une note légèrement alcooleuse (cerise à l'eau-de-vie, touche de noyau, trace empyreumatique) mais aussi une touche de verdeur. Bouche taillée sur un caractère digeste, souple, habillée de tanins fermes. Un caractère à la fois gourmand et un peu strict, qui aura ses adeptes.

❤️ Château Potensac

Potensac est une pépite (trop) méconnue du Médoc et il délivre une nouvelle fois toutes les qualités pour attirer les amateurs à travers ce 2023 qui accueille une part inédite de cabernet sauvignon (48 %). L'aromatique est affûtée, fruitée et minérale, sur un côté pierre chaude et salin, annonçant un vin racé. Le jus en bouche est droit, gorgé de fruit, bien propulsé par une belle acidité et porté par un corset de tanins très cintré, mais élégant. Finale crayeuse, sapide, sur des amers zestés, c'est de la belle ouvrage !

Château Preuillac (Cru Bourgeois Supérieur)

Une aromatique assez charmeuse, sur un fruit noir légèrement pommadé, une touche de bâton de réglisse. En bouche, la matière est alerte, elle ne déborde pas mais s'articule en droiture, sur des tanins rigoureux, et une arête acide saillante. L'ensemble est un peu strict, mais ne démérite pas.

Château Saint-Hilaire (Cru Bourgeois Supérieur)

« Douceur et souplesse », avions-nous écrit en primeur. C'est vrai ! Ce vin présente des arguments sérieux en termes de buvabilité, de charnu, de séduction simple, et il tire intelligemment son épingle du jeu sur le millésime 2023. Un vin de plaisir, qui se campe sur un assemblage 55 % cabernet sauvignon, 44 % merlot, 1 % petit verdot (ce fameux « tour de moulin à poivre »).

Château La Tour de By

Un bel équilibre se dessine d'emblée, entre une concentration ajustée, assez plongeante, et un boisé intégré. La bouche confirme cette impression : la jolie structure tannique tient la matière, bien centrée, une fine ligne acide vient jaillir sous l'ensemble, c'est un style médocain bien balancé.


Saint-Julien

Château Beau Site

Une certaine densité de fruit noir et rouge, coulis de cassis, un fond légèrement cendré, un velouté avenant teinté d’un léger vanillé, ce saint-estèphe a de l’allure. Le vin se déroule en droiture, campé sur un jus direct, des tanins fermes, un bon équilibre d’ensemble. Sans renverser la table, il joue bien sa partition.

❤️ Château Beychevelle (4ème GCC 1855)

Une grande réussite pour ce vin qui assure sur tous les plans : tout est à sa juste place. Le fil rouge, ce sont bien cette mûre et ce cassis que l'on retrouve tant au nez qu'en bouche jusqu'à la finale acidulée. Un profil plus séducteur s'annonce cette année sans céder sur le fond. Les tanins aux angles arrondis offrent une texture dense mais souple et se montrent déjà civilisés tout en s'affirmant : bel équilibre. Le fruité est généreux et contribue lui aussi à la jutosité. Tout cela qualifie un palais enveloppant, très séducteur, qui habille élégamment une certaine puissance. Long, harmonieux et suave.

Château Branaire-Ducru (4ème GCC 1855)

Première impression légèrement végétale, puis la bouche s’étire avec un caractère sanguin porté par la framboise et le cassis. Le vin privilégie la longueur, avançant sur une fraîcheur nette qui accompagne toute la dégustation. La finale, délicatement saline, apporte une dernière impulsion et souligne la précision de l’ensemble.

Château La Bridane

Un secret bien caché de Saint-Julien, qui déroule une nouvelle fois sa partition élégante, équilibrée, racée, très signée par l'ADN de l’appellation. Bonne jutosité en bouche, droite et fuselée, escortée de tanins grenus. Déjà très bon et promis à une belle garde.

Château Gloria

Très légère torréfaction, fraise écrasée, cassis, fraîcheur réglissée. Jolie attaque sur des tanins à grain moyen et un fruit gourmand, la fraîcheur prend le pas jusqu'en finale. Classique et médocain. Finale qui tombe un peu.

Château Gruaud-Larose (2ème GCC 1855 / BIO)

Jolie distinction au nez, entre cassis, eucalyptus et notes mentholées. On est sur un éclat aromatique précis, avenant et à l'identité très médocaine, la note de graphite en sus. Jolie définition de tanins qui impriment cette dimension mine de crayon, un jus savoureux qui déroule en suavité, une jolie réussite !

Château Lagrange (3ème GCC 1855)

L'impression qu'il nous avait laissée en primeur se confirme en livrable : nez aérien, élégant, frais, vertical, quelle classe ! Beaucoup de réglisse, de menthol, de suavité, des tanins très subtils qui s'intègrent précisément dans la chair, on est face à un vin d'une redoutable précision, qui sait combiner le croquant du fruit et la juste sculpture de la structure, qui accompagne la matière et l'étire. Beaucoup de subtilité, on est à la limite du coup de cœur !

Château Langoa Barton (3ème GCC 1855)

Nez expressif aux accents végétaux. En bouche, cette trame se maintient mais reste bien tenue, porté par une acidité vive et un registre de baies, mûre en tête. Les tanins, encore serrés, annoncent un vin pensé pour la garde. L’ensemble avance avec précision, laissant entrevoir une évolution intéressante.

Château Léoville Barton (2ème GCC 1855)

Nez charmeur ! En bouche, le vin gagne en relief : fruits noirs, touches de réglisse et nuances de boîte à tabac s’articulent avec justesse. La longueur répond à la largeur, offrant un équilibre serein où chaque cépage trouve sa place. Un ensemble cohérent, promis à une belle évolution en cave.

❤️ Château Léoville Las Cases (2ème GCC 1855)

S'il fallait changer un mot de notre commentaire en primeur... nous ne le ferions pas. Quelle réussite que ce Las Cases 2023 en pleine possession de ses moyens, qui affirme son style historique tout en bénéficiant d'un gain de précision apporté par son nouveau chai. Superbe densité de fruit, sanguine, cassis sur graphite. Une concentration souveraine, qui canalise sa puissance naturelle sur une architecture tannique d'une incroyable méticulité. La texture est impressionnante, venant renforcer la jutosité et étirer la matière en longueur, jusqu'à la finale poudrée, saignante, ciselée. C'est un vin superbement racé, plein de vitalité, et pourtant d'une rigueur imparable dans sa construction.

❤️ Château Léoville Poyferré (2ème GCC 1855)

Nez marqué par une douceur lactée, presque chocolat au lait, avec un côté crémeux qui s’installe sans lourdeur. La bouche privilégie la pureté du fruit, dans un style aérien, soutenu par des tanins au toucher velouté. L’attaque, juteuse, porte une définition très juste de l’équilibre propre à Saint-Julien. Le cabernet sauvignon apporte l’allonge, le merlot la rondeur, tandis que cabernet franc et petit verdot affinent la tension. La matière est présente, le fruit net, l’ensemble d’une grande cohérence. Un vin qui, sous son charme immédiat, dispose clairement du potentiel pour vieillir avec panache.

Château Clos du Marquis

« Main de fer et gant de velours », avions-nous conclu en commentaire lors des primeurs pour ce Clos du Marquis un peu sur la réserve. Jamais exubérant, cet aristocrate demande qu'on lui accorde du temps pour délivrer toute sa personnalité, son ancrage, sa profondeur et sa force tranquille. Belle densité en bouche, crémeux moka irrigué de tanins multiples, abondants et civilisés. Il y a du caractère dans ce vin qui envoie beaucoup de watts mais canalise sa puissance dans une tannicité haute couture. Très gros potentiel de garde.

Château Moulin Riche

Une légère empreinte végétale – bâton de réglisse et ronce de mûrier –, se présente au nez. Fruit rouge lacté. En bouche, de la souplesse, il ne présente pas une carrure extravagante mais une agréable buvabilité, aidée par des tanins délicats.

Château Saint-Pierre (4ème GCC 1855)

Expression encore réservée, portée par des fruits noirs profonds. L’attaque se montre vive, marquée par des notes de moka et de liqueur de café. L’équilibre entre acidité et matière est déjà en place, laissant apparaître des nuances de fruits rouges. Un vin construit avec retenue, qui gagnera en lisibilité.

Château Talbot (4ème GCC 1855)

Le bouquet séduit par sa concentration sur des notes fumées, de tabac blond et de fruits rouges. L'attaque se révèle précise, très plaisante et séveuse avec un beau volume mais un léger doute s'installe en milieu de bouche car on discerne un léger creux. Néanmoins, on mentionnera le beau travail sur les tanins.


Haut-Médoc

Château Beaumont (Cru Bourgeois Supérieur)

Un agréable fruité se discerne, sur la gelée de groseille, une touche de menthol et d'eucalyptus. Une certaine distinction. En bouche, la silhouette se pare d'un joli relief, de tanins à grain moyen qui viennent corseter le délié de la chair. Une touche de cerise à l'eau-de-vie et de noyau en rétro-olfaction accompagnent une finale légèrement serrée.

Château Bel Air Gloria (Cru Bourgeois Supérieur)

Le nez est sur le cassis frais et le chocolat au lait qui confèrent un côté suave. L'attaque est riche, on retrouve le chocolat, mais noir cette fois. La balance acidité-sucrosité est très bien réussie.

Château Belgrave (5ème GCC 1855)

La bouche, centrée et pleine, révèle une certaine densité. Rien n'est forcé toutefois : la mâche est un peu sanguine, un rien zestée, sur un très joli grain de tanins. Il y a là une force médocaine qui s'est civilisée. Notes de torréfaction, de réglisse douce et de feuille de tabac au nez. Un vin prometteur.

Château Bernadotte

Un joli classicisme se discerne au nez, sur une maturité prometteuse qui se teinte de notes florales. Il y a une jolie palette aromatique, mais la bouche nous laisse un peu sur notre faim (sur notre soif), se dessinant sur une certaine minceur et des tanins légèrement astringents. Laissons-lui un peu de temps pour se fondre.

Château de Camensac (5ème GCC 1855)

Un profil d’emblée gourmand, marqué par un fruit rouge bien mûr, dominé par la fraise. L’expression est charmeuse, presque confite sans excès. La bouche prolonge cette impression avec une touche florale délicate. Un Camensac au registre séduisant, axé sur le fruit et l’immédiateté.

❤️ Château Cantemerle (5ème GCC 1855)

Dès l’ouverture, le bouquet séduit par son velouté et sa complexité immédiate. L’aromatique se déploie avec naturel, mêlant fruit noir et nuances florales dans un équilibre très élégant. Rien ne dépasse, tout s’imbrique avec justesse. La bouche confirme cette impression de raffinement. Fraîche, elle avance sans chercher à impressionner par la puissance. Ici, pas de démonstration de force, mais une maîtrise du détail, une précision de texture qui rappellent la signature pleine de charme propre à Cantemerle. En 2023, le cru s’affirme avec assurance : subtil, harmonieux et parfaitement en place.

Château du Cartillon (Cru Bourgeois Supérieur)

Le nez est fermé puis s'ouvre sur des notes de cassis. L'attaque est fraîche, on retrouve le cassis frais et la groseille. Des notes de tabac blond et de cuir se mêlent à l'ensemble pour une finale saline avec les amers du chocolat noir.

Château de Cartujac (Cru Bourgeois)

Le nez présente des notes de cassis et de chocolat au lait. L'attaque est serrée, la fleur de sureau et le cassis frais forment la palette aromatique. Les tanins méritent encore de se fondre et la finale est saline.

Château Charmail

Le vin s’annonce avec caractère : une aromatique puissante, racée. L’ensemble est franc, sans détour. En bouche, la matière est juteuse, immédiatement savoureuse. L’équilibre entre l’acidité et la structure est bien tenu. On perçoit déjà de légères notes d’évolution qui complexifient le profil.

Château Cissac (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez assez plaisant, sur une note florale, violette, pivoine, puis cassis. Boisé en retrait. La bouche est à l'avenant, de jolie facture, déroulant un jus tubulaire, sans creux, juste escorté d'un habit tannique présent mais fondu. Joli soutien réglissé, l'ensemble est d'un agréable équilibre.

Château Clément-Pichon

Un style qui s’exprime sans détour : un registre boisé et torréfié, marqué par le café fraîchement moulu. La bouche prolonge cette trame sur des notes de café et de bois toasté, relevées par une vivacité marquée. Un profil structuré qui gagnera à s’harmoniser avec un peu de temps.

Château La Lagune (3ème GCC 1855 BIO)

Lavande et poivre blanc ouvrent la marche, dans un registre aromatique fin et nuancé. L’ensemble respire la fraîcheur, avec cette touche épicée délicate qui signe le style. La bouche séduit par sa framboise croquante, son expression florale subtile, et ce caractère presque sanguin qui donne du relief.

Château Lamothe-Bergeron (Cru Bourgeois Supérieur)

Le premier nez est fermé et s'ouvre ensuite sur le fruit noir. Il y a de l'intensité en bouche et des notes à la fois boisées et de fruits noirs. La finale est sapide et saline. Ce 2023 forme un bel ensemble à déguster d'ici cinq ans.

Château Lestage Simon (Cru Bourgeois Supérieur)

Le nez est fermé puis il s'ouvre sur des notes toastées et de boîte à cigares. L'attaque est vive, les tanins tapissent le palais et méritent encore de se fondre. Les notes boisées et de fruits noirs se prolongent jusqu'à la finale.

Château Liversan (Cru Bourgeois Supérieur)

Nez très frais, sur la fraise et la groseille, avec un caractère solaire. L'attaque est suave et délicate, la pureté du fruit imprime une signature qui rend ce 2023 très agréable. La finale est du même acabit pour un ensemble très agréable.

❤️ Château Malescasse (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Malescasse était sorti en coup de cœur lors des primeurs et sa version en bouteille nous rappelle pourquoi : fruité impeccablement ajusté, de l'éclat, de l'énergie, on retrouve bien la signature maison. Un peu de rectitude dans le dessin tannique à ce stade, mais l'ensemble reste tendu, digeste et croquant.

Château de Malleret (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Un nez assez floral, frais, avenant, sur une maturité qui s'annonce « al dente ». On semble aller davantage vers la tonicité que vers la maturité appuyée. Une légère touche graphite se discerne. La bouche confirme cette impression, construite sur une belle souplesse de chair, des tanins bien intégrés. Elle joue la carte d'une interprétation digeste du millésime, à la fois gourmande et désaltérante. Bien vu !

Château du Moulin Rouge (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez plutôt plaisant, quoique teinté par un boisé un peu trop présent à ce stade, mais qui aura des arguments pour encaisser la matière. Celle-ci est droite, alignée, campée sur une sacrée ossature tannique et une bonne acidité. C'est du sérieux, qui présente un indéniable potentiel de garde.

❤️ Château Paloumey (Cru Bourgeois Exceptionnel BIO)

Il avait été coup de cœur en primeur, il se tient toujours très bien en livrable : fruité impeccablement ajusté, de l'éclat, de l'énergie, on retrouve bien la signature maison. Un peu de rectitude dans le dessin tannique à ce stade, mais l'ensemble reste tendu, digeste et croquant.

Château Peyrabon (Cru Bourgeois Supérieur)

Un nez au fruit pimpant, délivrant à la fois un fruit pommadé et une teinte acidulée. C’est engageant, et en bouche la promesse est tenue. Chair ferme et mûre à point, colonne vertébrale acide de jolie tenue en soutien, tanins robustes mais intégrés. La finale, juteuse, vivace, mentholée, fait saliver : c’est de la belle ouvrage !

Château Ramage La Batisse (Cru Bourgeois Supérieur)

Beaucoup de concentration au nez, une certaine richesse opulente qui convoque des notes cacaotées (moka, chocolat au lait). La bouche, elle, se campe sur une ligne acidulée qui vient jaillir sous le fruit rouge, flanquée de tanins légèrement griffus. Digeste, mais avec des aspérités.

Château Reysson (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Un agréable pulpeux au nez, qui se combine avec un côté légèrement strict, résolument médocain et dans la ligne du millésime. La signature calcaire du terroir se devine dans le toucher légèrement crayeux des tanins, pour un vin sur la tension et la propulsion, campée sur une trame qui se resserre en finale.

Château Sénéjac

Le fruit mène la danse : cassis franc et fruits rouges éclatants. En bouche, la fraîcheur s’impose d’emblée. Les tanins fondus offrent un toucher suave qui rend le vin immédiatement accessible. La finale s’étire sur de légères touches de menthe et de chocolat, ajoutant une dimension gourmande.

Château Sénilhac (Cru Bourgeois)

Des notes très fraîches de pivoine et de violette s'imposent au nez. L'attaque est vive et fraîche, avec une sensation de structure tannique légèrement déliée. Le chocolat noir rattrape le cassis pour délivrer une finale saline et sapide.

Château Sociando-Mallet

Le bouquet affiche d’emblée son tempérament : bois affirmé, foin coupé, avec en toile de fond des épices et une touche de tabac. La bouche s’inscrit dans cette même ligne. La trame cacao domine, soutenue par une matière opulente. Un Sociando-Mallet charpenté, qui assume son style et sa profondeur.

Château du Taillan (Cru Bourgeois Exceptionnel)

Le nez est très affriolant, les notes de café se mêlent au chocolat noir et à la cerise. Il est annonciateur d'une très grande fraîcheur. Cette sensation se confirme en bouche pour un vin pensé sur la buvabilité dans sa jeunesse. C'est juteux, accessible, facile.

Domaine Uchida - cuvée Circus

Osamu Uchida est un vigneron japonais installé dans le Médoc depuis une dizaine d'années. À la tête d'un tout petit vignoble, il signe des cuvées confidentielles mais empreintes d'une vraie personnalité. À l'image de ce Circus qui se dessine sur une très jolie dentelle de matière, aux tanins évanescents et au fruit délicat, dans un registre plus infusé que démonstratif, et doté d'une acidité tonique.