Alors qu’il se trouvait hier aux côtés d’Henri Parent au château Le Gay, le winemaker Michel Rolland a donné son sentiment sur le millésime 2013. Nous vous le délivrons en avant-première : « Avec ce 2013, rien ne s’est bien passé. Ce fut un printemps pourri et en septembre les pluies sont arrivées quand on n’en avait pas besoin. Cela représente ma quarante-et-unième vendange à Bordeaux en tant qu’œnologue et c’est la première année où c’est aussi compliqué ! Tout le monde s’est appliqué comme jamais. Les tables de tri, par exemple, en 1992 il n’y en avait pas ! On n’avait pas encore inventé les sélections parcellaires. Une volonté a été déployée comme on ne l’a jamais vu à Bordeaux. Les vins ressemblent aujourd’hui à ce qu’ils sont normalement. La Violette et Montviel ressemblent à la Violette et Montviel (Pomerol). Dans la semaine, vous allez avoir des surprises ! J’ai assemblé 2004 et 2007. Je viens d’assembler 2013 et je me sens un peu mieux qu’au départ. Le problème de 2013, c’était la maturité. Ce 2013 sera un millésime de transition mais tout ça donnera des vins comme on a bu en 2004 ou 2007. Dégustez en oubliant vos a priori ».