Le dernier de la famille des Côtes-du-Rhône communales est drômois et tout rouge. Avec seulement 345 hectares en production, il fait figure de petit poucet mais il peut prétendre à un bel avenir.

C’est en 1998 que les vignerons des communes de Nyons, Venterol, Mirabel aux Baronnies et Piégon, classé Côtes-du-Rhône en 1970 et Villages en 1985, ont débuté la première demande officielle auprès de l’INAO, pour monter dans la catégorie supérieure. Un long chemin qui est passé par la création d’un syndicat intercommunal regroupant 180 adhérents. Huit caves, dont trois coopératives, revendiquent l’appellation.

L’aire totale du Villages Nyons ne représente que 550 hectares sur une surface totale de 4 800, dont 1 800 cultivée en vignes et 345 ha en production. Ils se répartissent ainsi : 120 ha pour Nyons, 106 ha pour Venterol, 76 ha pour Mirabel et 43 pour Piégon. Pour le millésime 2020, cela représentera environ 2 500 hectolitres.

La situation géographique, au Nord du département, est bordée par les contreforts alpestres des baronnies. A dominante collinaire, le territoire varie de 300 à 480 mètres d’altitude, avec des sols caillouteux de galets ou de fragments de roches détritiques. Le Mistral y est moins violent et le Pontias, vent local et matinal venu du nord-est, rafraîchit les chaleurs estivales et tempère les froides matinées hivernales.

Seuls les vins rouges sont classés Villages Nyons. Avec 66%, le grenache est roi mais les 30% de syrah font la différence, escortés des carignans et cinsaults restants.

Les vins dégustés : Quintessence 2018 (bio) et Exubérance 2018 de la cave coopérative La Nyonsaise, le domaine La Fille des Vignes 2019 (bio) et le domaine Giniès 2019, préfigurent un Villages Nyons sur la fraîcheur et la gourmandise du fruit. L’archétype serait La Fille des Vignes (10€), aux arômes flatteurs et complexes de fruits noirs, réglisse, légèrement cacaoté, à la texture souple et veloutée.