Mardi 8 Septembre 2026
Auteur
Date
08.09.2026
Partager
Le format podcast a la réputation d’être le média de l’intime, ce que confirme ce deuxième épisode de « Sur le Divin », déjà disponible sur toutes les plateformes d’écoute : Spotify, Deezer, YouTube… Les rédacteurs en chef, Mathieu Doumenge et Yves Tesson, racontent les coulisses de Terre de Vins et les secrets de la vie de journaliste du vin, un quotidien moins glamour qu’on ne pourrait le penser !
Autant l’affirmer d’emblée : « Il n’y a pas que des moments glorieux dans la vie de journaliste du vin. » C’est Yves Tesson qui prononce cette phrase au détour d’une anecdote où il est question d’une interview manquée avec l’actrice Carole Bouquet et d’un bar PMU. Pourtant, les deux rédacteurs en chef ne sont pas mécontents de revenir sur leurs expériences, heureuses ou moins glorieuses, qui jalonnent le quotidien de Terre de Vins. Au fil de leur discussion, ils lèvent le voile sur l’écriture du magazine et introduisent un personnage de l’ombre pourtant indispensable à la rédaction, Édouard Boyer, chargé de production.
Personne ne fait des études pour devenir « journaliste vin », tout au plus, certains viennent du journalisme, mais pas nécessairement, c’est la leçon des trajectoires de Mathieu et d’Yves.
C’est en juillet 2011 que Mathieu rejoint Terre de Vins. Gascon d’origine, il a le journalisme chevillé au corps, d’abord côté culture – d’ailleurs, il nourrit toujours une passion pour le cinéma. Alors qu’il est journaliste indépendant et qu’il pige pour L’Express, il sillonne le pays à la recherche de ce qui fait la richesse des terroirs. Dès que ses reportages le mènent dans des régions viticoles, il en profite pour aller à la rencontre des vignerons et des personnes qui font vivre ces territoires. Depuis qu’il a commencé à écrire sur ces sujets, Mathieu « n’en a pas démordu ». Lorsqu’il intègre Terre de Vins, il s’occupe du site web. Depuis, il a pris du galon, c’est le moins qu’on puisse dire : « Je me suis focalisé sur la rive droite de Bordeaux. Puis je suis devenu grand reporter… » Et aujourd’hui rédacteur en chef…
Yves Tesson, berrichon d’origine et champenois d’adoption, est arrivé au vin par des moyens encore plus détournés. À l’issue de sa prépa littéraire, il débarque à la Sorbonne sans aucun réseau : « Il fallait que je trouve très vite un directeur de mémoire qui est ensuite devenu mon directeur de thèse, se remémore-t-il. J’étais dans son bureau […] en deux minutes il m’a demandé de choisir entre deux sujets, l’histoire des ciments Lafarge ou du champagne Veuve Clicquot. » On devine la suite, qui le mena à intégrer en 2020, une semaine avant le premier confinement, l’équipe de la rédaction de Terre de Vins.
Outre ces parcours semés d’anecdotes, le podcast dévoile une troisième personnalité, Édouard Boyer, secrétaire de rédaction. Bien que son rôle se cantonne aux coulisses, c’est grâce à lui que les magazines sortent à l’heure !
Quiconque connaît Édouard Boyer sait qu’il n’est pas avare de métaphores ni d’humour. Fidèle à sa réputation, qu’il s’est forgée en presque une décennie à Terre de Vins, il présente son métier ainsi : « Mon métier, en fait, en toute simplicité et en toute modestie, c’est d’être chef d’orchestre. […] Si moi je suis chef d’orchestre, Mathieu et Yves, sont les compositeurs. C’est-à-dire que quand ils font le sommaire d’un magazine, c’est comme une partition qu’ils écrivent et moi je fais en sorte que la partition soit bien jouée. » Or, cette tâche n’est pas sans déboires. Si Mathieu est spécialiste des retards de rendus, Yves est celui du dépassement de texte. Sur ce dernier point, Édouard applique une « jurisprudence Yves Tesson » en lui commandant des articles calibrés 30 % plus courts que prévu…
Alors que le trio se donne allègrement la réplique, il partage aussi ses impressions sur trois vins : le Château du Tertre blanc 2024, en Vin de France, la cuvée Noble Champagne 2012 de Lanson et le malbec d’altitude, Gualtallary 2022 de Matias Riccitelli (Argentine). D’ailleurs, dans cet épisode, vous retrouverez tous les conseils pour déguster jusqu’à 150 vins par semaine, même si l’expérience reste, selon la formule consacrée, à vos risques et périls ! Tandis qu’écouter ce nouvel épisode est, a priori, parfaitement sûr.

Articles liés