@Paul Boussières
@Paul Boussières

C’est une énième catastrophe climatique qui a touché hier soir le vignoble bordelais lors d’un épisode bref mais d’une grande intensité. Ce matin, l’heure est à l’évaluation des dégâts.

Des voitures cabossées et des végétaux, dont les vignes, hachés. C’est le paysage de désolation qu’a laissé derrière lui l’orage de grêle qui a frappé hier soir, à la tombée de la nuit, Bordeaux et le vignoble bordelais. Le ciel s’est fait menaçant et des grêlons pouvant parfois atteindre la taille de balles de golf se sont abattus. S’il est encore difficile de mesurer avec précision ce matin l’étendue des dégâts, « plusieurs milliers d’hectares ont été touchés, dans le Médoc, à Macau, Blaye, Bourg, Saint-André-de-Cubzac, Galgon ou encore Fronsac, détaille Christophe Chateau, Directeur de la Communication au Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. Ce qui est très difficile, c’est la répétition d’événements graves de ce type, avec certaines propriétés durement touchées, dont des parcelles grêlées à 100 %. »

A pied d’œuvre sur le terrain, la Chambre d’Agriculture de la Gironde sillonne actuellement le vignoble pour appréhender les ravages de cette grêle, des premières estimations chiffrées étant « probablement attendues cet après-midi ou dans la soirée. »

Cet événement résonne douloureusement d’actualité alors que se tient actuellement à la Cité du Vin, dans le cadre de la Bordeaux Wine Week, le Symposium « Act for change » dédié à l’avenir du vin et des spiritueux à l’horizon 2030.