« Le champagne aide à l’émerveillement » disait George Sand. De fait, rien n’est plus raffiné qu’une belle coupe de champagne pour souligner ou raviver la flamme. Voici une sélection de 11 bouteilles en 3 styles dans une fourchette de 30 à 50 €.

Les fruités

Tsarine Brut rosé (32 €). C’est une des stars du rayon de votre supermarché. Parfaitement calibré entre ses 3 cépages, (1/3 pinot noir, meunier et chardonnay), ce champagne déroule le sureau, la mousse de myrtille, la cerise burlat à l’eau de vie dans son écrin de chocolat noir. La série limitée « Saint-valentin » possède une mini lampe LED au fond de la bouteille qui diffuse une lumière rose. Glamour !
J. de Telmont rosé (34 €). Ce joli champagne à l’habillage moderne oscille durant la dégustation entre le fruit rouge et le zeste d’agrume confit, la cerise et l’orangette. Même la teinte reflète cette dualité avec son rose saumoné ! Pour une chiffonnade de jambon de parme.
Collet brut rosé (36 €). Dès le nez, ce vin exprime la richesse des beaux pinots noirs grand cru et premier cru qui le composent. C’est une ode à la framboise, aux petites prunes sauvages. La bouche est cassis/cerise kirch, enrobée de notes cacao. Un champagne généreux mais soutenu d’une belle finale acide. Sur des tuiles au parmesan.
Jacquart Mosaïque rosé (32 €). Un champagne complexe où l’importante part de vin rouge (18 %) confère des arômes de fruits pulpeux (pêche de vigne, framboise, raisin muscat) mais aussi une belle mâche en bouche. Juteux et fringant à la fois, c’est un vin qui dévoile de multiples facettes à l’aération dans le verre. Pour des aiguillettes de poulet sauté déglacées au vinaigre balsamique.

Les délicats

Martial-Couvreur (29,90 €). Un champagne de très belle origine, frais et aérien malgré un élevage de 4 ans. Il explore un registre délicat au nez (fleur de sureau, verveine) ; une bouche plus gourmande mais toujours en finesse (Loukoum à la rose, macaron de framboise). Accompagnera des pâtisseries peu sucrées.
Paul Goerg brut rosé (33 €). Ce champagne est originaire du sud de la côte des blancs, et ce terroir crayeux associé à une majorité chardonnay (85 %) lui confère sa matrice droite, tendue et saline. Le fin pinot noir associé apporte pour sa part l’aromatique de grenade-fruit. Etonnant sur une papillote de saumon aux fraises !
Ayala Rosé majeur (42 €). Les tonalités d’agrumes (pamplemousse) et de petits fruits rouges (groseille, fraise des bois) rendent ce champagne extrêmement rafraîchissant. En bouche et à l’aération, les fruits blancs (pêche) et de légères notes de lys y ajoutent leur suavité, mais la fin de bouche reste très tonique. Sur un tartare de saumon à l’aneth et baies roses.
Henriot Brut rosé (49 €). Pourtant construit avec une majorité de raisins rouges, il exprime le fruité avec beaucoup de fraîcheur (gariguette, framboise) et la bouche, dans un premier temps ronde et charnue (litchi), évolue peu à peu vers des notes d’une noble complexité (épices douces, zeste d’orange, rooibos). Sur de fins copeaux d’une mimolette extra-vielle.

Les caractères

Nicolas Feuillatte Réserve Exclusive rosé (32 €). Outre son habillage série limitée « doudoune » pour la Saint-Valentin, ce champagne séduit pour son caractère de petits fruits rouges compotés et surtout une signature d’orange sanguine, qui se double à l’aération de fines épices cannelle Sur des samousas de volaille aux épices douces.
Piper-Heidsieck Rosé Sauvage (42 €). Ce champagne audacieux intègre rien de moins que 20 à 25 % de pinot noir vinifié en vin rouge. Nulle surprise dès lors à sa robe vermillon, son nez de framboise écrasée, tarte aux quetsches, réglisse-racine Sa mâche est particulièrement structurée en bouche ! Il assume sa place à table sur un grenadin de veau à la plancha et tian de légumes du soleil.
Gosset Grand rosé (Coffret Saint-Valentin comprenant 2 verres de dégustation gravés et une demi-bouteille, 50 €). Ce n’est pas en puissance mais bien par la complexité de ses arômes que ce champagne affirme son caractère. L’étoffe de base est fraîche, soyeuse, sur laquelle se greffent mille nuances impressionnistes : petits fruits rouges (griotte, mara des bois), nuances pâtissières (sabayon, langue de chat), soupçons d’évolution (miel, tabac blond). Aristocratique sur un homard poêlé-minute aux quartiers d’orange, bisque de carapaces.