(photo Millésima)
(photo Millésima)

À peine quelques jours après la fin des dégustations des vins de Bordeaux en primeurs, quelques châteaux bordelais ont lancé la campagne de commercialisation du millésime 2017. Premier élément d’analyse, les domaines n’ont pas attendu la sortie des notes des plus grands critiques pour se lancer dans le grand bain de la commercialisation. Un évènement quand on sait combien, les années antérieures, des notes étaient attendues pour déterminer les prix de vente.

Le premier à ouvrir le bal fut Château Guiraud, dès le 5 avril, alors même que les dégustations officielles étaient en cours. Avec une hausse du prix par rapport à 2016 de +4% et au prix de revente conseillé de 36,95 euros HT, le domaine de Sauternes affiche un vrai optimisme. Tout comme Château Coutet à Barsac qui, quelques jours plus tard, proposera son millésime 2017 à 32,50 euros HT prix de revente conseillé soit une hausse équivalente de 4%. À contrario, Clos Haut-Peyraguey, toujours dans l’appellation Sauternes, restera plus mesuré avec un prix identique au millésime 2016 (28,17 euros HT prix de revente conseillé) tout comme Lafaurie Peyraguey à 40 euros HT, Rayne Vigneau à 36,50 euros HT ou encore Rabaud Promis à 24,50 euros HT qui restent inchangés.

Mais la tendance du millésime risque d’être donnée par les vins rouges. Et de ce point de vue, les châteaux sortis cette semaine affichent une tendance significativement baissière. Château Palmer, qui vient de mettre sur le marché Alter Ego et Palmer, est à la baisse. Avec un prix de revente conseillé de 56 euros HT pour Alter Ego, c’est une diminution de 2% par rapport à 2016. Quant au grand vin Château Palmer, elle est beaucoup plus marquée avec un prix de revente à 224 euros HT contre 280 euros l’année dernière soit une baisse de 25% du prix de revente conseillé.

Une stratégie que suit Château Valandraud, Premier Grand Cru Classé B de Saint-Émilion, où Jean-Luc Thunevin, son propriétaire, commercialise son grand vin à 115 euros HT prix de revente alors qu’il était offert à 148 euros HT l’année dernière. Une baisse de 15%. Virginie de Valandraud, son second vin, est quant à lui offert avec une réduction de 23% à 27,50 euros HT prix de revente conseillé.

Toujours en rive droite, mais à des prix moindres, le prix de Clos de Boüard, de Coralie de Boüard, reste lui inchangé par rapport à 2016 à 16,90 euros HT tout comme le second vin Dame de Boüard offert à 8,50 euros HT.