A partir de l’automne prochain, Robert Beynat, l’un des fondateurs du plus grand salon professionnel du vin (dont l’édition 2013 se tient du 16 au 20 juin), laissera sa place de directeur général à Guillaume Deglise.

Du nouveau pour Vinexpo et pas seulement au salon 2013. Au sein de la société même. À compter du 15 septembre, Robert Beynat, le directeur général de la SAS, laissera sa place à Guillaume Deglise, jusque-là directeur général de Laurent-Perrier Suisse.

Un événement sur la planète vin. Cela fait trente-deux ans que le nom de Robert Beynat est collé à l’affiche de Vinexpo. Au côté de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, en 1981, il a été l’un des fondateurs du salon, l’un de ses principaux animateurs aussi, celui enfin qui, à partir de 1997, a su le porter au-delà des frontières et des océans, aux États-Unis (Vinexpo Americas) et en Asie (Vinexpo Asia Pacific) tout particulièrement.

« J’ai 65 ans passés, il faut bien que je passe la main », note Robert Beynat, non sans d’émotion. « Mais je ne vais pas totalement partir ! », ajoute-t-il très vite. Effectivement, la CCI de Bordeaux (à 76 %, propriétaire de Vinexpo) compte sur lui pour soutenir l’installation du nouveau directeur et boucler les dossiers déjà bien engagés, notamment Vinexpo Hong Kong (27-29 mai 2014).

Soit une bonne année d’activités de plus. Avec au bout, la satisfaction d’avoir mené une belle aventure. Qui aurait pu croire que Vinexpo deviendrait ce qu’il est ? En 1981, 524 exposants et 11 000 visiteurs de 50 pays. Trente-deux ans plus tard, près de 2 500 exposants et 480 000 visiteurs de 150 pays.

Aussi, faut-il un directeur de poids. La CCI a confié à une société spécialisée dans le recrutement le soin de le trouver. Cinq personnes auraient été retenues et invitées à venir à Bordeaux défendre leur candidature.

Il parle six langues

Au terme des entretiens, c’est Guillaume Deglise qui a été retenu. Un passionné de vins et de voyages. Lorrain d’origine, il est diplômé de l’école supérieure de commerce de Dijon et parle six langues étrangères couramment. Ce qui lui vaut un surnom : « Le polyglotte de Laurent Perrier ».

Depuis 2002, en effet, il travaille pour le compte de la célèbre maison. À moins de 30 ans, il était directeur du service « export régional » avec, en portefeuille, une cinquantaine de marchés dont l’Italie, l’Espagne, la Scandinavie et l’Amérique latine. À 35 ans, il se voyait confier la direction de Laurent-Perrier Suisse, le troisième marché à l’export pour la société.

À Genève, il a non seulement réussi à faire progresser les activités de Laurent Perrier mais aussi à se faire connaître en organisant des animations et soirées exceptionnelles.

Un savoir-faire et un sens de l’organisation qui ont dû faire mouche lors de ses entretiens à Bordeaux. Guillaume Deglise est attendu lors de Vinexpo. Un événement à l’occasion duquel la CCI officialisera vraisemblablement sa nomination.

Jean-Paul Vigneaud (source)