On a pu entendre de l’enthousiasme autour de ce 2018. Le ressenti du Compte Stephan von Neipperg, à la tête des châteaux Canon La Gaffelière (1er grand cru classé de Saint-Émilion), La Mondotte (1er grand cru classé de Saint-Émilion), Clos de l’Oratoire (grand cru classé de Saint-Emilion), château Peyreau (grand cru de Saint-Emilion), château d’Aiguilhe (castillon – côtes de Bordeaux), Clos Marsalette (pessac-léognan).

« 2000, 2005, 2009, 2010, 2015, 2016, 2018… Déjà, si on fait le compte, on est à sept millésimes du siècle dans le siècle, non ? » sourie Stephan von Neipperg lorsqu’on lui demande de situer ce 2018. « Je pense que c’est un très beau millésime. Je trouve que ce qui est formidable dans ce 2018, c’est qu’il est à la fois puissant et frais, avec beaucoup de fruit. Quelquefois les vins sont un peu trop frais ou un peu trop tanniques avec des tanins durs, mais là, ce n’est pas le cas. En juillet, on était inquiets, c’était l’un des millésimes les plus pluvieux qu’on avait jamais eus. En bio, c’est le millésime le plus compliqué sur mes 35 années passées à Bordeaux. Je n’ai jamais vu ça. 2015 était pas mal dans son genre, mais a viré au beau fin juin, et il pleuvait moins. Dans le bio, dès qu’il pleut 30 mm, la porte est ouverte au mildiou. Si on ne peut pas la refermer en traitant, pour des questions de personnel ou de sols, on sait qu’on verra des dégâts plus ou moins grands sous quinze jours à trois semaines. Finalement, si on regarde maintenant ce qui est sorti de ce 2018, c’est assez formidable. En quantité, La Mondotte a fait le plus grand millésime de son histoire. »