Après 40 vendanges aux manettes du 2e grand cru classé de Saint-Julien, château Léoville Poyferré, le propriétaire part à la retraite fin juillet. 2017, dernier millésime en apothéose pour tirer sa révérence ? Réponse.

« 2017, ça n’était pas le meilleur, malheureusement » répond en souriant Didier Cuvelier. Avant de poursuivre : « Ici, on l’appelle le millésime des chanceux, car à Léoville Poyferré, on n’a pas été du tout gelés. Le fleuve Gironde est notre grand protecteur et nous a préservés du gel » explique-t-il. Et « le résultat est pas mal du tout, on est contents. Pour moi, ce 2017 combine le charme des 2012, l’équilibre, l’élégance et la finesse des 2015, et la puissance des 2014. On n’est pas au niveau de 2015 et 2016, c’est sûr, mais c’est un joli millésime, très charmeur, avec des tanins pas du tout agressifs. On l’a d’ailleurs constaté lorsqu’on a fait les assemblages de ce 2017, ce sont des vins presque aériens, pas fatigants à goûter.»