Le Beaujolais et les vins du Beaujolais continuent leur progression au sein de la restauration, pour faire toujours mieux savoir qu’il existe des Beaujolais, et non pas un Beaujolais, qui ne serait a fortiori que nouveau.

C’est dans cet esprit que le réseau des Bistrots Beaujolais s’étoffe un peu plus chaque année, dépassant largement nos frontières et s’étendant désormais sur quatre continents (l’Océanie étant la seule absente) : de la France au États-Unis, en passant par le Maroc et le Japon, ainsi que la Chine, le Canada, le Royaume-Uni, et d’autres encore.

Les établissements labellisés « Bistrot Beaujolais » doivent non seulement proposer toute l’année des vins du Beaujolais, et donc ne pas se cantonner aux primeurs, mais également véhiculer une ambiance chaleureuse et conviviale, le tout se retrouvant autour d’une cuisine de qualité. C’est là tout l’héritage du trophée de la « Coupe des meilleurs pots », qui a vu le jour dans les années 50 sous la houlette des gastronomes Henry Clos-Jouve et Marcel Grancher (coupe « délocalisée » depuis à Paris et toujours décernée par l’Académie Rabelais, puis revenue à Lyon en 1995 avec la création de « La coupe lyonnaise des étonnants Beaujolais).

296 adresses sont aujourd’hui estampillées (dont 63 à Lyon), avec six petits nouveaux dans la capitale des Gaules, qui manifestent ainsi leur attachement au vignoble du Beaujolais, valeur cardinale et sine qua non pour bénéficier du label : le « Balthaz’Art » (1er arrondissement) de Frédéric d’Ambrosio ; la « Table et Vins d’Ainay » (2è arrondissement) de Yann Dereu et Jean-François Jocteur ; le « Bouchon Sully » (6è arrondissement), de Julien Gauthier et Emmanuel Tachon ; les « Saveurs du Bistrot » (6è arrondissement), d’Eric Hubert et Damien Combe ; « Les Bonnes Manières » (7è arrondissement), de Laëtitia Marx, et enfin « Au Jean Moulin » (Caluire-et-Cuire), de Narimène et Aurélien Gayet.
Pourquoi et comment se retrouve-t-on dans le guide ? Pour Yann Dereu, c’est un parcours qui remonte à quelques années. Pour lui comme pour son associé, mettre en valeur des appellations reléguées au second plan est une priorité, et le Beaujolais a toujours été un coup de cœur, logiquement mis en avant toute l’année via une trentaine de références « tournantes » (7 ou 8 différentes par mois, pour au final une trentaine de référence par an).

Parmi ces étiquettes beaujolaises, les frères Thillardon courent toute l’année aux côtés du domaine des Nugues ou de Christophe Pacalet, ainsi que le domaine Chasselay, Lapierre, Mee Godard, Anne-Sophie Dubois, et depuis peu Dutraive et la cave Saint-Cyr, qui compte parmi les récents coups de cœur de Yann, avec Cédric Chignard.

L’ancien propriétaire du lieu figurait déjà dans le guide, et c’est finalement au tour de Yann et Jean-François d’y figurer, pour leur amour de ces terroirs beaujolais qu’ils mettent à l’honneur avec passion. L’impact est évident, ce dont Yann Dereu se réjouit : « l’affiche et le trophée exposés derrière le bar attirent le regard des clients, qui posent des questions sur le dispositif, et si la consommation sur place ne s’en ressent pas, puisque nous faisons goûter à l’aveugle, la vente des bouteilles à emporter sur des appellations en Beaujolais montre une hausse. L’amour des Lyonnais pour le Beaujolais est en progression constante, le travail fourni à Lyon pour valoriser ce terroir porte ses fruits ».

Ces établissements ont reçu le trophée des Bistrots Beaujolais de Lyon le 8 avril, lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel de ville de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon.

C’est également à cette occasion qu’a été présentée la nouvelle édition du guide des Bistrots, éditée à 50 000 exemplaires, et distribuée dans les offices du tourisme, les Bistrots signataires, ainsi que lors des événements parrainés par Inter Beaujolais.

Et nouveauté numérique pour cette année : le guide est désormais disponible via une application, iPhone et Android, vous permettant de localiser le Bistrot le plus proche dès que l’envie de siffler un pot ou une bouteille de l’un des dix crus se fait sentir, que vous soyez à Paris ou Tokyo.

L’esprit convivial se retrouve jusque dans l’appli, où, outre les informations liées aux menus proposés et leurs prix, ainsi que les horaires et autres informations pratiques, chacun peut noter l’établissement et laisser un avis à destination des futurs clients.

Tous à vos guides ou smartphones pour dénicher le lieu qui sera votre ambassadeur du Beaujolais, et même pourquoi ne pas tous les essayer ?