Les années de production se suivent mais ne se ressemblent pas. Lors de certaines années exceptionnelles (comme par exemple 1996, 2002 ou 2004 en Champagne), les maisons ou producteurs de champagne vont pouvoir décider d’isoler la récolte (au moins en partie) afin de mettre en avant les caractéristiques du millésime. Afin que celles-ci s’expriment parfaitement, la réglementation impose que ces champagnes millésimés soient conservés a minima 3 ans en cave, soit plus longtemps que les champagnes non millésimés (on parle alors de « BSA », brut sans année). Mais nombreux sont les producteurs qui vont élever encore plus longtemps en bouteille les champagnes millésimés, parfois plus de 10 ans.

A propos des Clés du Vin

Ces clés du vin ont été élaborées par Jean-Michel Brouard, en collaboration étroite avec Pierre Vila Palleja (en photo ci-dessous), chef sommelier du restaurant « le Petit Sommelier » dans le 14ème arrondissement de Paris. A 27 ans, Pierre est l’un des meilleurs sommeliers de sa génération. Passionné de vins depuis son entrée à l’école hôtelière à 15 ans, il y décrochera une mention complémentaire « sommellerie ». S’ensuivront des passages remarqués dans de grands établissements de la capitale (le Ritz, Lasserre, le Crillon et le Georges V) ainsi que dans le groupe Alain Ducasse. Curieux de tous les vignobles, « surtout de ceux qu’[il] ne connaît pas », Pierre sillonne les régions viticoles depuis l’âge de 19 ans avec un attachement particulier pour les magnifiques Terrasses du Larzac dans le Languedoc. Chef sommelier du restaurant familial depuis 2012, Pierre a réussi en 2 ans le pari fou de le doter d’une cave exceptionnelle, aux 700 références souvent prestigieuses. Mais toujours dans un esprit de partage avec ses clients. Les coefficients pratiqués ici sont bas et permettent de découvrir de très grands flacons à des prix particulièrement raisonnables. Une philosophie qui a convaincu nombre de grands noms du vin (Dagueneau, Trimbach, Trévallon, Tempier entre autres) qui participent régulièrement à des « dîners vignerons », faits de bons produits du terroir issus d’une sélection qualitative pointue. En somme, un paradis pour tout amateur de vin qui sera accueilli ici avec une gentillesse, une bienveillance et un professionnalisme rares.

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La rédaction
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Commentaires (1)

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  • Hervé Lalau
    • 29 décembre 2014
    • 14H09

    En Europe, et donc en France, on peut mentionner un millésime sur un vin tout en y incorporant 15% de millésimes différents (art. 61 et 63 du règlement CE n° 607/2009 du 14.7.09).
    Idem pour les cépages, sauf interdiction au sein d'une AOC particulière.
    Je trouve que cela manque de clarté pour le consommateur, en bout de chaîne, et mériterait donc que la presse spécialisée s'y penche plus souvent.
    Ainsi, en 2013, millésime très difficile, certains vins ont sans doute été sauvés par l'ajout de 2012. Mais rares sont les producteurs qui communiquent là-dessus.
    De même, je me rappelle d'une dégustation des Chardonnays australiens où le meilleur avait un nez de sauvignon. Mais le producteur le signalait sur lA contre-étiquette.

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