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Champagne : 266 millions de bouteilles en 2025, un nouveau recul des ventes

Auteur

Yves
Tesson

Date

18.01.2026

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Le chiffre n’a rien d’une surprise dans le contexte économique très difficile que traverse le monde, entre les droits de douane aux États-Unis, la guerre en Ukraine, le marasme français et plus généralement la déconsommation de vin des jeunes générations. Il n’empêche, c’est la pire performance de la Champagne depuis la crise du COVID en 2020 où les ventes s’étaient effondrées à 245 millions de bouteilles.

En 2021 et 2022, les ventes avaient effectué un rattrapage fulgurant après l’effondrement du COVID, culminant à 320 millions de cols en 2021 et 325 millions en 2022, contre 298 millions de bouteilles en 2019, année de référence précovid, et 245 millions de bouteilles en 2020, année du COVID. Mais, dès 2023, la conjoncture avait commencé à se retourner, et les ventes étaient redescendues à 299 millions de bouteilles, puis à 272 millions de bouteilles en 2024. En 2025, si la chute est moins spectaculaire, le recul ne semble toutefois pas endigué, et les ventes s’établissent désormais à 266 millions de bouteilles. En excluant l’année du COVID, ce seuil n’avait pas été atteint depuis 2001 ! Si on regarde ensuite davantage dans le détail, on s’aperçoit que c’est d’abord le marché français qui pénalise cette année la Champagne.

Un recul plus net sur le marché français

En effet, malgré les difficultés du contexte international, le recul de l'export est moins important. Celui-ci passe de 153 millions de bouteilles en 2024 à 152 millions de bouteilles en 2025. Le marché français quant à lui chute de 118 millions de bouteilles à 114 millions de bouteilles. Notons, qui plus est, que la baisse des volumes sur le marché français, à la différence de celle de l’export, s’inscrit sur le temps très long. Le marché français n’a jamais cessé de décliner depuis 2010, sauf bien-sûr en 2021, mais sans retrouver même dans cette année euphorique de lendemain de COVID son niveau de 2019. Pour Maxime Toubart, président du Syndicat Général des Vignerons, le marché français n’en demeure pas moins « une vitrine pour notre appellation » qu’il faut renforcer. « Nous avons tous les atouts – des vins d’excellence, un savoir‐faire unique et la force du collectif – pour consolider cette position et faire rayonner le Champagne.»

Reste à connaître un certain nombre de précisions. Qu’en est-il du chiffre d’affaires de la Champagne en 2025 ? Après l’envolée des prix du champagne dans l’après Covid, ceci se sont-ils également tassés ? Quelle est la différence de dynamique entre le marché européen et le grand export ?