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La Foire aux seconds vins, une formule qui cartonne depuis dix ans

Jérôme Plantey, président de Cash Vin

Auteur

Lucie
de Azcarate

Date

11.09.2026

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En 2016, Terre de Vins et Cash Vin s’associaient pour créer la Foire aux seconds vins, dont la prochaine édition aura lieu au Hangar 14, à Bordeaux, le 11 octobre prochain. En alliant les deux expertises, la recommandation d’un côté, la vente de l’autre, les deux entités permettent aux visiteurs de rencontrer les propriétés, de déguster leurs seconds vins ET de les acheter sur place. Dix éditions plus tard, le concept est devenu une institution, comme nous l’explique Jérôme Plantey, le président de Cash Vin.  

C’est la dixième édition de la Foire aux seconds vins cette année, pouvez-vous revenir sur l’origine de sa création ?

Avec le concept de la Foire aux seconds vins, nous avons concilié les spécialités de Terre de Vins et de Cash Vin. Terre de Vins organisait déjà des salons de prescription, mais les retombées économiques n’étaient pas immédiatement mesurables, comme dans la plupart de ces salons d’ailleurs. En intégrant le savoir-faire de Cash Vin, le salon se dote de toute la logistique afférente à la vente. Non seulement les visiteurs goûtent, mais ils peuvent également transformer l’essai en achetant sur place leurs coups de cœur. De fait, la clientèle ne veut pas seulement découvrir, elle souhaite faire de bonnes affaires, aussi nous avons créé l’opportunité.

Comment facilitez-vous la vie des acheteurs ?

Dès la deuxième édition, nous sommes sortis du centre de Bordeaux – la première avait eu lieu au Marché des Douves, pour pouvoir organiser un drive afin que les clients qui le souhaitent puissent repartir immédiatement avec leurs achats. D’autres clients préfèrent faire du click & collect et récupérer leurs achats dans nos différents magasins. Enfin, nous pouvons également livrer à domicile.

L’offre a-t-elle évolué ?

Elle s’est étoffée au fil du temps. Au départ, les pessac-léognan étaient majoritaires. Aujourd’hui l’équilibre régional est respecté avec des saint-émilion, des sauternes et des médocs. De même, la proportion entre les grands crus et les propriétés moins connues est plus représentative, les propriétés emblématiques ont rejoint le mouvement. Le cas des sauternes est assez révélateur. Ces dernières années, il y a même eu un engouement pour les seconds vins de Sauternes parce qu’ils sont de très bonne facture tout en étant au bon prix du point de vue des amateurs.  

Côté propriétés, quelles ont été les évolutions ?

Elles se sont prises au jeu… certaines conservent des millésimes prêts à boire uniquement pour cette opération, elles présentent donc des millésimes un peu en décalé pour que les clients, qui ne veulent plus attendre leurs vins, puissent trouver leur bonheur. Finalement, cette mise en commun de la clientèle bénéficie à tout le monde, les propriétés peuvent s’adresser directement à leurs clients ou prospects, nous enregistrons jusqu’à 1 700 entrées.   

Et la clientèle, a-t-elle changé ?

Nous avons vu les jeunes arriver, de plus en plus. D’ailleurs, la clientèle évolue au cours de la journée. Nos clients fidèles attendent cet événement. Ils viennent en début de journée, armés de leur carnet de dégustation, ils sont très réceptifs à l’échange avec les propriétés. Ils font leurs affaires entre 11 h et 15 h. Suivent les passionnés et les épicuriens, ils veulent découvrir des propriétés, parfaire leur connaissance des vins. Enfin, les plus jeunes débarquent plutôt en fin d’après-midi. Ils sont parfois encore étudiants, mais ultra-passionnés, ils viennent découvrir Bordeaux. Pour eux, la Foire aux seconds vins représente l’occasion de déguster des seconds de toute la région, de se faire un palais.

Qu’est-ce que la clientèle vient chercher dans ces seconds vins ?

C’est sans doute le changement majeur depuis que nous avons commencé. Au départ, le public venait chercher des vins plus légers avec un bon rapport qualité-prix, à boire rapidement. Aujourd’hui, il existe une clientèle qui suit uniquement les seconds vins. Certains n’achètent quasiment plus de premiers vins et boivent des seconds tout au long de l’année. Dans leur perspective, le second se suffit à lui-même.