©Etienne Ramousse
©Etienne Ramousse

Clap de fin pour les vendanges en Beaujolais, qui se seront étalées sur un peu plus d’un mois entre le 17 août et le 18 septembre. Conformément aux prévisions de début de vendanges, la quantité récoltée sera inférieure de 20% à la moyenne des autres années. Mais la qualité sera au rendez-vous, plaçant 2022 dans le peloton de tête des grands millésimes, dans la lignée de 2009, 2015, 2018 et 2020.

Le mois de mai : la pierre angulaire de 2022

Deuxième millésime le plus précoce depuis 2003, 2022 va marquer les esprits par le caractère de son printemps, et particulièrement du mois de mai qui compte plus records à son actif.
Avril avait préparé un printemps radieux avec 23% d’ensoleillement en plus et les prémices de sécheresse, mais le joli mois de mai s’est transformé en été avant l’heure, avec une chaleur supérieure à la moyenne de saison et surtout, persistante (battant le record depuis 1959), doublée d’une sécheresse précoce avec une pluviométrie inférieure de moitié à la normale). Si le débourrement était un peu plus tardif que d’ordinaire, la floraison s’est enclenchée très rapidement.

Un été contrasté

Le mois de juin fut capricieux en Beaujolais, faisant perdre le nord aux vignerons qui ont dûa composer entre de très fortes chaleurs, des orages intenses et localement accompagnés d’épisode de grêle et une forte période de pluie ne laissant aucun répit aux vignerons, dont la vigilance a du être maintenue à son maximum afin de maîtriser l’accélération végétative, allant même jusqu’à entraîner une fermeture de la grappe autour du 23 juin).
Juillet et la première quinzaine d’août ont été homogènes : chaud, sec et ensoleillé.
La deuxième quinzaine d’août a permis de récupérer un peu de pluie, mais pas assez pour compenser le déficit de l’année équivalent à peu près à deux mois.

Des rouges prometteurs, des blancs et rosés plus challengeants

Les premières effluves s’échappant des chais et des premières dégustations cajolent les espérances d’un millésime aussi charnu et juteux qu’aromatique et expressif.
S’il en va ainsi des cuvées en rouge du Beaujolais (de manière globale, l’hétérogénéité des phénomènes de gel et de grêle dans le vignoble ayant laissé des disparités), les cuvées en blanc et en rosé mettent les vignerons au défi.
Conserver de la fraîcheur et de la tension nécessaire à leur équilibre a pu relever d’une gageure au regard notamment des températures élevées et constantes de l’année.

2022 laisse donc une empreinte de beau potentiel, rassurant pour l’avenir quant à la capacité du gamay sur des millésimes aussi chauds.

Mais il rappelle que si le gamay est un cépage résilient, il devra en aller de même pour les vignerons, qui devront continuer à s’adapter pour en tirer le meilleur parti.

©Studio Baalt

Plusieurs domaines du Beaujolais seront présents sur Lyon Tasting les 8 et 9 octobre prochain au Palais de la Bourse de Lyon.

CHÂTEAU DE LA CHAIZE – Comptoir A12 au rez-de-chaussée
CHÂTEAU DES BACHELARDS – Comptoir B8 au rez-de-chaussée
MAISON DUBOEUF – CHÂTEAU DU CHÂTELARD – Comptoir A8 au rez-de-chaussée
CHÂTEAU DE CORCELLES / CHÂTEAU DES TOURS – Comptoir A13 au rez-de-chaussée
OENOTHÈQUE AURA au rez-de-chaussée
CHÂTEAU DE PONCIÉ – Comptoir C4 au rez-de-chaussée
CHÂTEAU DE BELLEVUE – Comptoir D8 au rez-de-chaussée
LINGOT MARTIN – Comptoir D13 au rez-de-chaussée

Les billets pour Lyon Tasting sont disponibles en cliquant sur ce lien.