Ci-dessus : Jean-Charles Cazes et l'architecte Chien Chung Pei.
Ci-dessus : Jean-Charles Cazes et l'architecte Chien Chung Pei.

Le Château Lynch-Bages inaugure une nouvelle ère avec ce millésime 2020 où la vendange est entrée dans le cuvier flambant neuf. Jean-Charles Cazes et l’architecte Chien Chung Pei sont sur le (nouveau) pont.

Ce sont des vendanges particulières voire surréalistes et pas seulement au château Lynch-Bages, 5ème Grand Cru Classé 1855 (Pauillac). COVID-19 oblige, c’est le bal masqué dans les vignes et dans les chais. Plus triste encore, les repas de vendangeurs n’ont pas la même saveur, tout est contrainte, distance, mesure. Mais au Château Lynch-Bages précisément, d’autres éléments donnent du baume au cœur. L’important projet de rénovation débuté au mois de décembre de l’année 2016 est en capacité de recevoir le millésime 2020. Pour la première fois, un chai gravitaire – et d’une technologie à la pointe avec des cuves ascenseurs – va signer le vin de Lynch-Bages.

Chien Chung Pei, venu de New York

En décuplant la capacité de cuves comme les protocoles de remontage, la sélection parcellaire est encore plus précise et les conditions de travail sont très confortables. Alors qu’importe au fond le retard quant à l’inauguration des nouvelles installations – la crise sanitaire ne permet pas donner de date -, le principal est que l’outil technique soit fonctionnel. Pour ce moment crucial, l’architecte Chien Chung Pei a laissé ses appartements newyorkais pour passer quelques jours à Pauillac dans le dessein de veiller au grain. D’autres bonnes nouvelles résonnent du côté de Bages : la qualité de la vendange est prometteuse, la campagne primeurs s’est très bien passée et le restaurant Le Lavinal va – sauf mesures gouvernementales – être ouvert tout cet automne et cet hiver avec au piano le talentueux chef Gabriel Gette.