En l’espace d’une seule saison, cette série de documentaires est devenue totalement culte, notamment auprès des professionnels. La saison 2, actuellement diffusée sur Arte, explore de nouveaux territoires et façonne l’imaginaire.

Tout est parti d’une volonté de la Cité du Vin de Bordeaux de filmer des vues aériennes des vignobles dans le monde entier. Philippe Massol, son Directeur Général, a alors fait appel à une société de production pour produire ces incroyables images. La somme d’images ainsi récoltée avec des moyens immenses (images en 4K filmées notamment par hélicoptère) a poussé Guillaume Peres, le producteur, a imaginer uns série sur la civilisation du vin. Ainsi naissaient les épisodes de la première saison, du Bordelais au Chili, de la Géorgie à l’Argentine. Au fil des diffusions, cette manière originale d’aborder ce thème du vin pourtant maintes fois abordé, a trouvé un public de plus en plus nombreux. Arte a alors commandé une nouvelle saison, écrite par Claudine Matt. “C’est un travail qui m’a pris 9 mois pour pouvoir écrire tous les épisodes. Arte a voulu notamment mettre en lumière des vignobles de l’extrême, là où l’on n’imagine pas que du vin puisse être produit. Nous avons également tourné dans des vignobles plus classiques comme la Rioja, l’Alsace ou le Chianti. A chaque fois, le vin est au croisement de l’Histoire, de l’archéologie, de la poésie, de la littérature. Il nous permet de raconter la culture d’un pays par son prisme”.

De la Croatie au Tibet

Chacun des 10 épisodes de cette seconde saison est une pépite que l’on découvre avec délectation. Chaque fois, une invitation à plonger au cœur d’un vignoble à l’histoire tantôt millénaire comme en Croatie, tantôt remontant à seulement quelques années. L’Inde et la Thaïlande commencent juste à émerger et l’on a le sentiment d’être privilégié de découvrir cette éclosion. Le Tibet nous permet, en revanche, de faire un bond dans le temps de plus de cent ans. Là, au fin fond d’une vallée perdue, des pères missionnaires français ont apporté la culture du vin à la fin du XIXème siècle. Le christianisme, même dans les lieux les plus reculés, a besoin de vin de messe pour la célébration des offices… Les missionnaires sont depuis longtemps repartis mais la religion est restée, et le vin également. Aujourd’hui, des investisseurs donnent des moyens nouveaux aux habitants de la région pour leur permettre de produire des vins de qualité. Avec parfois des ambitions encore plus élevées. Partout dans le monde, le vin est un pourvoyeur de passion. Il pousse les hommes à se dépasser. “Il est passionnant de voir comment les hommes domptent la nature pour parvenir à faire pousser de la vigne”, confie Claudine. Qu’il s’agisse des terrasses abruptes de la côte dalmate ou bien les réseaux d’irrigation séculaire et les hauts arbres protégeant les parcelles du vent tout au sud de la Patagonie, le regard du spectateur se fait admiratif. Le recours aux drones permet d’ailleurs une lecture différente du terroir et de l’histoire des hommes qui l’ont façonné. Impossible de ne pas tomber sous le charme de ces documentaires de 26 minutes, dont chacun rend un peu plus intelligible l’immense amour du vin que partage ces hommes et ces femmes.

Des vignes et des hommes (saison 2), actuellement diffusé sur Arte et disponible sur arte.tv :
Chine – disponible jusqu’au 29 octobre
Croatie – disponible jusqu’au 30 octobre
Thaïlande – disponible jusqu’au 31 octobre
Patagonie – disponible jusqu’au 2 novembre
Inde – disponible jusqu’au 31 octobre
Alsace – disponible jusqu’au 5 novembre
Allemagne – disponible jusqu’au 7 novembre
Angleterre – disponible jusqu’au 6 novembre
Espagne – disponible jusqu’au 8 novembre
Italie – disponible jusqu’au 9 novembre