Face aux coteaux, Julien Mazaloubaud a construit un promontoire, pour admirer le décor qui façonne sa première cuvée, « Clos Léopold ».

Au cœur des dentelles de Montmirail, imaginez un clos de 6 hectares, idéalement situé dans un cirque naturel. C’est dans ce genre de décor que les rêves peuvent prendre forme. Julien Mazaloubaud et son épouse Anne-Caroline ont réalisé le premier, celui de vinifier eux-mêmes les raisins de ces vignes, héritées du grand-père. Le second est que la cuvée, en appellation Gigondas, soit à la carte des chefs étoilés.

Le grand-père a débuté les plantations dans les années 1960. Petit, Julien l’a accompagné dans ces coteaux, si bien qu’il en a fait son métier. Quand il a hérité du clos, il a eu le dessein de révéler ce terroir. Pour cela, il travaille en agriculture biologique depuis 2010. Il laboure les sols et pour les deux coteaux les plus escarpés, il fait appel à Aramis, un cheval comtois mené par son propriétaire ardéchois.

Le vigneron sait exactement ce qu’il veut. Depuis qu’il a découvert et aimé la syrah de l’appellation Cornas, il a envie de la décliner dans sa cuvée, quitte à sortir un peu des standards. Pour cela, il a restructuré le vignoble, en préservant les plus vieilles vignes.
Le cépage est majoritaire à 60%, dans son assemblage avec le grenache. L’objectif désiré est atteint puisque la fraîcheur prime dès l’attaque, se mêlant aux petits fruits noirs où domine le cassis, vite supplanté par un concentré de framboise. Avec élégance, ce millésime 2017 (28€), qui fut une année aux températures supérieures à la normale et aux vendanges précoces, conjugue la concentration et l’équilibre. Deux facteurs qui laissent présager un grand vin de garde.
Anne-Caroline et Julien Mazaloubaud poursuivent leur histoire avec la plantation de roussannes et de clairettes, pour se faire plaisir, disent-ils. On ne demande qu’à déguster !

Www.closleopold.fr