Un barbecue improvisé et 250 hectares du parc naturel de la Clape dévastés par le feu ce week-end. Pour les vignerons de l’appellation, l’accueil se double d’une mission de vigilance pour la protection du massif protégé.

Pas de pertes humaines, donc parlons des leçons à tirer pour les domaines viticoles. La vigne sert de pare-feu dans les grands incendies. Les surfaces en jachères sont promptes à relayer le feu répandu, notamment, par les pommes de pin, grenades de résine enflammées ; entre les rangs de vignes, elles ne prennent pas. Sur les 1000 hectares du massif dans l’aire d’appellation, 800 hectares étaient directement menacés par le feu, 250 ont été ravagés.

Au château Rouquette, Jacques Borscary est encore en train d’évaluer les dégâts sur les vignes. Plus tard, au cœur de l’été, les raisins absorbent les fumées et les restituent dans le vin. Nous n’en sommes pas à ce stade du cycle végétatif de la vigne.

Pour les vignobles Bonfils, Mélanie Ceysson note que le Château Capitoul se fera une mission pédagogique de prévenir le risque d’incendie sur le massif protégé de La Clape, zone Natura 2000 où la circulation automobile est interdite au plus sec de l’été “nous formons déjà des sauveteurs de la dépollution avec l’association Rescue Oceans sur les plages du littoral bitterois, nous continuons dans l’Aude avec Capitoul”.