Olivia Ruiz, Mohamed Mbougar Sarr et Marine Landrot
Olivia Ruiz, Mohamed Mbougar Sarr et Marine Landrot

Chaque année, la maison Hennessy délivre deux prix, le Prix Hennessy du Livre et le Prix Hennessy du Journalisme Littéraire. Les gagnants sont respectivement Mohamed Mbougar Sarr et Marine Landrot.

Pour l’édition 2021, la marraine était Olivia Ruiz, la Catalane célèbre pour ses albums mais qui s’essaye aussi à la littérature avec notamment la publication l’an passé de La Commode aux tiroirs de couleur (JC Lattès). Ainsi, son sourire est venu éclairer la remise des prix créés par la maison Hennessy. Le jury de ces prix est constitué de différentes personnalités du monde littéraire et journalistique comme Alexandre Fillon, Colombe Schneck, Jean-Claude Lamy, Clémentine Goldszal, Olivia de Lamberterie, Bernard Lehut, Grégoire Leménager, Marie Chaudey, le tout présidé par Bruno Corty qui nourrit les colonnes du Figaro Littéraire.

Le Prix Hennessy du Journalisme Littéraire, créé en 1987 et saluant la plume et l’art de transmettre le goût de la littérature, a été décerné à Marine Landrot. Officiant pour le magazine Télérama, cette journaliste est passée de la critique cinéma à celle livre. « Aujourd’hui, voilà qu’on vient mettre en lumière mon travail de l’ombre qui consiste à mettre en lumière ceux qui travaillent dans l’ombre. Que de mises en abyme ! », a-t-elle cédé.

Concernant le récent Prix Hennessy du Livre – c’est la deuxième édition -, il entend célébrer la littérature qui exalte la volonté de transmettre la passion de la… lecture. En somme, excellence et transmission autant de valeurs contenues dans l’eau-de-vie charentaise et la maison au grand H. Cette année, ce prix fut délivré à Mohamed Mbougar Sarr, un lauréat déjà sous les feux des projecteurs avec son dernier livre, La plus secrète mémoire des hommes (Editions Philippe Rey), qui a reçu le Goncourt. « J’exprime humblement toute ma gratitude au jury du Prix Hennessy pour avoir choisi de distinguer La plus secrète mémoire des hommes, explique Mohamed Mbougar Sarr, je me sens d’autant plus heureux de recevoir leur distinction qu’il me semble que tous deux – le prix et le roman – sont traversés par un désir semblable : le désir de réaffirmer, ou d’interroger, du moins, la valeur capitale de la littérature dans la tenue et l’élucidation de nos existences. L’heureux élu ajoutant : « J’ignore par quel malentendu l’idée a pu prospérer que lire et écrire se faisaient toujours dans une sorte de parenthèse au milieu de la grande phrase de la vie. Je rejette cette idée – je ne suis pas le seul – et la raillerai toujours aussi cruellement que possible. Et quand bien même il faudrait l’accepter, ce ne serait qu’à la condition qu’on reconnaisse que, bien souvent, les choses les plus essentielles se jouent, se disent, se lisent, se cachent entre les parenthèses ».