Les deux caves coopératives unissent leur force pour la construction d’une usine d’embouteillage et mise en BIB de vin tranquille.

Les caves coopératives Sieur d’Arques et Anne de Joyeuse mettent en commun leur moyen pour construire une nouvelle unité d’embouteillage dans leur fief de Limoux (Aude). Les travaux débuteront dès cette année pour une mise en service au cours du premier semestre 2019.

“Notre unité d’embouteillage de vins tranquille était devenue obsolète. Nous avions deux options : nous allier ou bien externaliser. Nous nous sommes trouvés des objectifs communs avec Anne de Joyeuse, c’est pourquoi nous créons ensemble une société dont nous serons les principaux clients”, explique Pierre-Louis Farges, président de Sieur d’Arques, une coop’ qui regroupe 210 associés-coopérateurs répartis sur 1.800 hectares de vigne. En outre, déménager cette ligne dans de nouveaux locaux (montant de l’investissement : 11,7 millions d’euros) permettra aux vignerons du Sieur d’Arques d’accroitre, dans leurs murs actuels, leur capacité de production de vins effervescents qui concentrent les trois-quarts des mises en bouteille de la coopérative.

Du côté d’Anne de Joyeuse, la problématique est quelque peu différente puisque jusqu’à présent cette coopérative forte de 370 vignerons faisait effectuer sa mise en bouteille (5 millions de cols) auprès de plusieurs prestataires -dont Sieur d’Arques. Une croissance de ses ventes l’a amené à penser différemment son développement alors que ses vins tranquilles -la coop’ ne produit pas d’effervescent- sont uniquement vendus dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et chez les cavistes.

L’opération menée de front par les deux coopératives devrait générer la création de 5 emplois, alors qu’une quinzaine de collaborateurs des coopératives seront réaffectés à la nouvelle entreprise baptisée Limoux Conditionnement. “En année normale, nous conditionnerons 8,5 millions de bouteille avec l’objectif de porter rapidement ce chiffre à 10 millions grâce un conditionnement effectué pour des tiers”, explique Pierre-Louis Farges. Autre fierté mise en avant par les coopérateurs : le bâtiment devrait répondre “à tous les critères les plus drastiques en termes environnementaux.”