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[PRIMEURS] Les coups de cœur du jour de « Terre de Vins »

Auteur

La
rédaction

Date

04.04.2016

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L’équipe de dégustation de « Terre de Vins » se déploie dans le vignoble bordelais pendant toute la Semaine des Primeurs. Tous les commentaires de dégustation seront à découvrir dans le numéro de mai-juin mais voici les coups de cœur du jour, en avant-première.

Jean-Charles Chapuzet
Clos du Jaugueyron (Margaux)

Le nez annonce une grande finesse ; la violette et le cassis dominent.
La bouche confirme l’élégance margalaise, toutefois très intense, que le gras accompagne sur des arômes de cassis et de grosse cerise noire qui éclate sur le palais. La belle acidité promet un grand potentiel de garde.

Yohan Castaing
Château Haut Peyrous (Graves rouges)

Fruits noirs, dynamique, gourmand. Juteux, de la fraîcheur, du fruit et une finale croquante. Du plaisir à l’état pur.

Laure Goy
Château Le Pape, La Parde Haut-Bailly et Château Haut-Bailly (Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves).

Ils sont tous les trois dans leur lignée, et expriment déjà une très grande finesse de structure, matière et tanins. Le Château Le Pape, avec ses 75% de merlot (le solde en cabernet sauvignon) exprime en 2015 une nouvelle identité, le fruit du travail de restructuration du vignoble lors de la reprise du vignoble par l’équipe de Haut-Bailly dès 2012. Le nez préfigure, entre purée de framboise et chair juteuse de cerise, une bouche ciselée, parfaitement équilibrée entre une acidité maîtrisée et de nombreux tanins structurants, mais doux, soutenant la matière sans agresser le palais.
Coup de cœur également pour la Parde Haut-Bailly, qui s’est vendu à titre indicatif moins de 30 € en primeurs l’année dernière. Le second vin du château Haut-Bailly, composé en 2015 à 60% de merlot, 30% de sauvignon et 10% de cabernet franc, existe depuis 1967. Fidèle à son identité originelle, ce second vin s’offre plus facilement le premier vin, tout en étant vinifié exactement de la même façon. C’est la sélection des lots et l’assemblage qui change son approche. Aujourd’hui très charmeur, il s’est offert charnu, gourmand, une trame structurelle très élégante, à la fois mûr et frais, avec un potentiel de vieillissement assuré.

Jean-Michel Brouard
Château Grand Corbin Manuel (Saint-Emilion Grand Cru)

Direction Saint-Emilion pour un premier coup de cœur avec château Grand Corbin Manuel, « simple » grand cru. La franchise de son fruité, son toucher de bouche tout en délicatesse et son bouquet épicé en font un 2015 charmeur.

Mathieu Doumenge
Château Rochebelle (Saint-Emilion Grand Cru Classé)

J’aurais pu vous parler des beautés de Figeac, de Pavie ou de Belair-Monange, mais c’est sur ce cru classé très discret (3 hectares à peine, famille Faniest) que je veux braquer le projecteur. Un 2015 tout en force mesurée, et d’une belle élégance – un pur sang qui survole un steeple chase. Un fruit mûr (fraise sauvage, cerise et mûre), une bouche veloutée soutenue par une belle sapidité, une matière voluptueuse, beaucoup de douceur dans les tanins, une finale fraîche.