(photo : Julie Rey)
(photo : Julie Rey)

Avec un nouveau cuvier depuis 2015 et un chai flambant neuf inauguré l’an dernier à la veille des primeurs, ce 2017 se profile sous les meilleurs auspices dans le 3e grand cru classé de Margaux. Précisions du directeur général, Philippe Delfaut.

Avec dix millésimes vinifiés à Kirwan, Philippe Delfaut, a « de la bouteille » pour juger de l’impact des nouvelles installations techniques sur les vins de la propriété. « 2017 est notre troisième millésime dans ce nouveau cuvier, et on commence déjà à voir l’importance de cet outil dans le pilotage de nos vinifications. Les 37 cuves béton sont adaptées sur mesure à nos besoins, en terme de forme, de capacité, d’équipement. Avec une cuve par hectare, ce cuvier permet des vinifications parcellaires plus précises, mais aussi plus douces qu’autrefois, grâce à la force d’inertie du béton, qui permet de mieux réguler les températures. Pour comprendre, il suffit de penser à un plancher chauffant dans une maison. Lorsqu’on marche dessus, on ressent cette douce chaleur, ce confort de chauffage. C’est la même chose pour les raisins dans nos cuves. Toutes les parois diffusent une chaleur douce et absorbent la chaleur dégagée par la fermentation, ce qui nous permet d’être moins interventionnistes dans la vinification » expose-t-il. Avec à la clé des « vins plus précis, fins et purs, sans aucune surextraction. » Au cuvier, s’adjoint côté chai, « une capacité d’élevage agrandie, avec des chais distincts de première et deuxième année, ainsi qu’une suppression de toutes les différences de niveau entre le cuvier et le chai, pour un travail à plat plus confortable. » En 2017, le directeur promet « un très grand vin, très proche du 2016. Ce 2017 a un caractère de fruits frais et mûrs exubérants, avec beaucoup de croquant et de gourmandise. C’est un vin facile avec une texture de tanins très soyeuse, sûrement due à la maturité du millésime, mais aussi à notre cuvier. Très charmeur, il est bien dans le style et l’image que l’on peut se faire de l’appellation Margaux. »