crédit photo: Mélina Condy / Interbeaujolais.
crédit photo: Mélina Condy / Interbeaujolais.

Présente – comme tous les ans – la semaine dernière à Millésime Bio, pour un « off » qui est toujours l’un des plus courus de la manifestation, la jeune génération de vignerons du Beaujolais est active, et pas seulement sur le front du bio.

Main dans la main avec l’ensemble de la filière, ils s’impliquent pleinement dans la stratégie globale de modernisation et de revalorisation de l’appellation, en germe depuis quelques années et initiée officiellement par le président de l’Inter Beaujolais en juillet 2016, Dominique Piron.

Ce virage stratégique prend forme sous les traits d’une participation active aux événements viticoles de l’année, et les salons représentent une occasion majeure de promouvoir les avancées réalisées dans la qualité des vins produits.

Certains vignerons particulièrement emblématiques de ce renouveau, et présents au salon Millésime Bio, ont apporté leur participation à cette dynamique en organisant une soirée lors du deuxième jour du salon, mettant à l’honneur leurs cuvées, qu’elles proviennent des crus comme de l’appellation Beaujolais et Beaujolais Villages.

Inter Beaujolais a donc naturellement accepté de collaborer à cette initiative, ce qui a donné lieu à une soirée riche d’échanges, permettant de (re)déguster les cuvées phares des domaines Chasselay, Thillardon, Saint Cyr, David-Beaupère, Bulliat, Cornin, ainsi que des Bret Brothers et du Château Lavernette, mais aussi de déguster d’anciens millésimes non présentés lors du salon.

Point d’opération communication vide de sens et de contenu : la qualité des vins est au rendez-vous, et la dégustation permet non seulement de renforcer la preuve que l’agriculture bio contribue à un haut niveau de qualité, mais également que le Beaujolais n’est plus le parent pauvre de la viticulture et ne se résume pas au Beaujolais nouveau.

En témoigne l’intérêt que porte le sommelier du restaurant étoilé le 1217 du Château de Bagnols (en Beaujolais), Benoît Lefort, aux cuvées beaujolaises produites en bio: « le domaine Chasselay, en appellation Chénas 2014  » La Carrière » présente une robe assez dense, avec un nez floral, une jolie attaque accompagnée de tanins assez fermes, qui développe de beaux équilibres.

Beau coup de cœur également pour le domaine David-Beaupère, avec son Juliénas « Saint-Antoine » grande cuvée en 2011, vinifié et élevé en fût, qui se révèle puissant et structuré, doté d’un nez charnu, avec des tanins robustes et matures, qui donnent à ce vin une impression bluffante de son origine. Fruité, épicé, en somme, un très beau caractère. Même impression de révélateur de terroir au domaine Thillardon avec « Les Blémonts » 2010 en appellation Chénas.

Ces vins sont gourmands, vivants, et se prêtent particulièrement bien au jeu exigeant des accords mets-vins en gastronomie ».

La feuille de route s’annonce active pour ce premier semestre 2017 : le vignoble sera présent sur les salons de VinoVision (du 12 au 14 février), Taste of Paris (du 18 au 21 février), Omnivore (du 5 au 7 mars) qui auront lieu à Paris, et Vinexpo à Bordeaux entre le 18 et le 21 juin.