C’est officiel depuis hier soir. La Cité du Vin, qui prévoit d’accueillir 450 000 visiteurs par an, sur les quais de Bacalan à Bordeaux, « ouvrira ses portes le 1er juin 2016 », a annoncé Sylvie Cazes, présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, également à l’origine du projet.

« Tout a commencé ici, on se souvient de janvier 2013 lorsque nous sommes allés sur le site et qu’il n’y avait rien. Puis six mois plus tard, pendant Vinexpo, et que la première pierre a été posée. Désormais, vous pouvez le voir à chaque fois que vous passez devant, le bâtiment est presque fini, il faut encore l’aménager, il sera livré par la mairie fin mars 2016, pour ouvrir début juin au public », re-situe la présidente.

Nouveau nom

Il faut désormais l’appeler « Cité du Vin » et non plus « Cité des Civilisations du Vin » (nom originel), un choix de simplification pour promouvoir le bâtiment à l’international, comme l’explique Philippe Massol, le directeur de la Cité. « Ce n’est pas un musée, ni une fondation, ou un centre, mais bien une Cité du Vin, c’est très important. Mais cette Cité est encore à promouvoir en anglais et en français, et à commercialiser. A la suite d’une étude avec une agence, on s’est rendu compte que le mot « civilisations » n’était pas bien compris. Il fallait le simplifier ».

Une Cité du Vin qui ne doit pas perdre sa « dimension universelle et culturelle », comme l’a argumenté Jean-Claude Berrouet, œnologue et vinificateur de Pétrus, en rappelant toutes les dimensions que le vin peut aborder. Du « terroir » et sa « géologie, pédologie, agrologie… » jusqu’à « l’art, de la peinture, littérature, mais aussi l’art culinaire et gastronomique » en passant par « l’œnologie », « la religion », « l’éveil sensoriel » ou encore « la santé » et « la pharmacopée dans laquelle le vin a longtemps été présent », le vin est un vaste projet.

Une Cité du Vin qui devra donc être « œcuménique » au cœur de Bordeaux, que Jean-Claude Berrouet est allé jusqu’à appeler un « futur UNESCO viti-vinicole ».

Nouveau visage

La Cité du Vin a révélé également son nouveau logo-type (voir ci-dessous), une identité visuelle travaillée par l’agence bordelaise Inoxia, dont la directrice Amandine Placin en a expliqué les principales lectures : « un logotype doit synthétiser le positionnement et les valeurs d’un projet. Il fallait pour la Cité quelque chose de moderne, s’éloigner des grappes ou des vignes ». Épuré et graphique, le nouveau logo de la Cité doit avant tout être lisible dans toutes les langues. « Dans cette identité visuelle, on y voit à la fois le bâtiment extérieur et intérieur, son architecture, mais aussi le lien avec ce disque solaire, qui symbolise les rencontres, une forme d’universalité. »

Rendre le projet universel et visible à l’international, un objectif qu’a rappelé Alain Juppé, maire de Bordeaux (la mairie de Bordeaux est maître d’ouvrage et propriétaire du bâtiment) : « simplifier la dénomination, sans en oublier la et les cultures du vin. La Cité sera une belle réussite pour la ville de Bordeaux ainsi que pour le tourisme vitivinicole de la région ». Avant de conclure : « j’ai l’habitude de dire que le vin, c’est une économie, des emplois, un secteur… mais avant tout du plaisir. »