Hier soir, pour sa 4e édition, cette dégustation sous le signe des pépites bordelaises de belle qualité mais sans classement a attiré 250 amateurs. Retour sur un rendez-vous désormais inratable.

Tout simplement incontournable. En quatre éditions, la soirée des « Inclassables » s’est imposée aux yeux de tous comme un événement-phare du début de l’été. Le temps d’une soirée, Terre de Vins a réuni une nouvelle fois hier soir sur le toit de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA), à Bordeaux, une vingtaine de propriétés des deux rives bordelaises aux excellents rapports qualité-prix, pour le plus grand bonheur des amateurs.

Comment, d’année en année, la dégustation « Les Inclassables » s’est-elle imposée comme un incontournable, inscrit dans l’agenda des Bordelais ? « Ces propriétés non-classées font du bon travail. Les amateurs viennent les retrouver aux Inclassables car ils savent qu’ils vont déguster des bons vins, et qu’ils vont pouvoir les acheter à des prix accessibles, explique Sylvie Tonnaire, la rédactrice en chef de Terre de Vins. Et l’unité de lieu, chaque année, ici, sur le toit de la Banque Populaire joue également beaucoup. Les équipes de la banque sont contentes de nous accueillir. » Ce que confirme volontiers le directeur général adjoint de la BPACA, Christian Chapothin. « Au-delà du plaisir de recevoir Les Inclassables, la thématique de cette dégustation nous correspond bien. Le rôle de la Banque Populaire, c’est d’être aux côtés de ceux qui osent et créent en sortant du cadre, comme ces viticulteurs, affirme-t-il. Et de compléter : cette mise en valeur ici, c’est aussi l’occasion pour ces propriétés de faire du business. C’est un lieu de bonnes rencontres. »

Cet échange avec les amateurs et cette belle visibilité incitent d’ailleurs le château Grand-Maison, en Côtes-de-Bourg, à réitérer fidèlement sa présence chaque année, depuis la toute première édition en 2014. « Les Inclassables, c’est une façon pour nous de sortir du lot, de faire connaître et reconnaître notre travail soigné, par lequel on essaie de se distinguer au sein des Côtes-de-Bourg » explique François Tailliez, l’un des copropriétaires du domaine. « On a gagné la confiance des gens grâce à la reconnaissance de la qualité de nos vins, fidèle, de millésime en millésime, et non grâce à un classement, expose son associé Hervé Romat. Le vin est un produit de contact. Notre beau rapport qualité-prix n’est compréhensible que lorsque les gens ont goûté nos vins. Des dégustations comme Bordeaux Tasting, auquel nous participons chaque année, ou Les Inclassables, sont autant d’occasions de faire passer ce message-là auprès d’un public de particuliers comme de professionnels. »

Nouveau venu en cette édition 2018, le château Capet-Guillier est enchanté par cette première participation. « C’est toujours agréable et intéressant de rencontrer les amateurs de vin. Ceux qui viennent ici acceptent de sortir des étiquettes connues et s’attendent à des pépites, constate Agathe de Langhe. Et puis c’est plaisant d’être associé dans un même lieu aux jolis crus présents ce soir, des valeurs sûres, comme par exemple Lanessan ou Vieux Château Gaubert. »

Le mot de la fin à Sylvie Tonnaire qui conclut, sourire aux lèvres, depuis la terrasse ensoleillée, avec vue imprenable sur Bordeaux et les préparatifs de la fête du vin sur les quais : « cette dégustation est raccord avec l’esprit de Terre de Vins, un esprit de découverte, et pas d’étiquette. Qu’importe le flacon tant qu’on a du bon ! » Pour encore plus de « bon », rendez-vous ce soir (18h-21h) à l’Hôtel Intercontinental – Le Grand Hôtel, au cœur de Bordeaux (place de la Comédie), pour une nouvelle dégustation orchestrée par « Terre de Vins » autour des vins de Fronsac et Canon Fronsac.

Photos Pierre Martinez