« Rien, de l’autre côté de la colline, c’est ravagé, et nous rien, toutes nos parcelles sont intactes », confie Thérèse Bertrand du Domaine des Brissons à Réaux. C’est toujours la même histoire, la même musique, le petit bonheur la chance, le sort qui s’acharne, ou pas.

Après le gel qui restera inscrit dans les mémoires à l’endroit du millésime 2017, c’est la grêle qui s’invite sur le vignoble cognaçais. Pour le champ lexical, c’est du domaine de Hamburger Hill : mâché, haché, laminé. « Adieu le millésime 2018 », partage Thomas Quintard sur les réseaux sociaux. L

Le village de Chadenac était dans le couloir qu’ont choisi les grêlons. Les quartiers de Jonzac, de Pons, de Fléac ou de Clion ont été sévèrement frappés. Le déluge est d’abord passé par le bordelais avant de remonter vers la Charente-Maritime. « Sans mots face à un tel désastre ! Le destin s’acharne après le gel de 2017 maintenant la grêle… Il va falloir du courage pour faire face mais bon il faut toujours regarder devant et penser à l’avenir. 70% de l’exploitation touchée de plein fouet et malheureusement la récolte 2019 sûrement affectée aussi… », témoignent les propriétaires des vignobles Plaize du côté de Mirambeau. Il serait présomptueux de faire le bilan aujourd’hui mais il est certain que des viticulteurs peuvent dès lors s’asseoir sur la récolte de l’année. « C’est apocalyptique, nos vignes, c’est l’hiver », raconte l’un d’eux.

Pour l’heure, c’est surtout la Charente-Maritime qui semble avoir trinqué et de façon plus localisée en Charente, du côté de Richemont, de Saint-Sulpice-de-Cognac ou de Rouillac où un bâtiment de la maison Martell aurait été soufflé. Avant les comptes, on en reste encore à s’éberluer devant la taille des grêlons. Par endroit, des balles de golf…