(Photo  Balint Pörneczi)
(Photo Balint Pörneczi)

Le dénigrement des crus bordelais par certains critiques, à son paroxysme lors des primeurs, exaspère au plus haut point l’œnologue bordelais.

Le millésime 2015, déjà précédé d’avis très flatteurs, est-il un antidote au « Bordeaux Bashing » ? La question fait bondir Michel Rolland : « Il n’y a pas d’antidote à la connerie. Elle est de plus en plus monumentale. Pour moi, 2015 est un très grand millésime. Il y a trop de cons pour s’en apercevoir. On s’en apercevra dans dix ans, comme d’habitude. On est dans un monde sans couilles, on vit avec des sans couilles. Point à la ligne. Il n’y a pas un journaliste qui s’en apercevra. De toute façon, il n’y a pas un journaliste qui a du poids dans le monde aujourd’hui. On n’en a rien à cirer des journalistes. Ça n’a rien à voir avec le marché. Ils peuvent dire, écrire et penser ce qu’ils veulent, tout le monde s’en fout comme de l’an quarante ! Quand ils sauront ça, peut-être commenceront-ils à devenir humbles. Pas à devenir intelligents, car ce sera difficile, mais à raisonner différemment. »

— Auteur

Laura Bernaulte
Laura Bernaulte

Commentaires (6)

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  • Mathieu Doumenge
    • 05 avril 2016
    • 08H02

    Commentaire de Hervé Lalau, Les 5 du Vin :
    Étonnant que M. Rolland s’enflamme ainsi à propos de gens dont il nous dit lui-même qu'ils n'ont aucune importance - c’est à dire nous, les journalistes. Et puis c'est surtout mettre tout le monde dans le même sac, Mme Saporta, Michel Bettane, Jancis Robinson… par exemple; et même votre serviteur. Est-ce que moi, je mets Derenoncourt, Dubourdieu et Rolland dans le même sac?
    En ce qui me concerne, et très humblement, je tiens à dire que n'ai rien à cirer de la grossièreté, des amalgames et des jugements à l'emporte-pièce de M. Rolland. Ni de son fameux marché, d'ailleurs. Moi, j'aime les vins qui se boivent. Et pouvoir les recommander aux consommateurs qui ouvriront leur porte-feuille, qu'il soit bien garni ou pas.
    Quant au Bordeaux bashing - il disparaîtra le jour où les GCC de Bordeaux retrouveront un rapport qualité-prix acceptable, cesseront d'augmenter leurs tarifs même dans les mauvais millésimes, et cesseront d'être l'arbre qui cache la forêt des autres Bordeaux à prix décents, eux.
    Je pourrais faire du Rolland Bashing, mais ça serait tomber trop bas; et puis, je préfère parler de vin

    Hervé Lalau
    Journaliste viticole
    Les 5 du Vin
    Chroniques Vineuses

  • BERNARD LEVRAULT
    • 09 avril 2016
    • 00H25

    cher Hervé ,Michel,stéphane,Denis, sont dans le meme sac ...et vous??? un professionel quand vs faites amalgame entre les primeurs 2015''''les cotations des GCC de BDX, les vins génériques....on va pas cupabiliser de produire des beaux vins de terroirs...!!!vous etes passé a coté de ces belles vendanges en Bordelais....???Notre serviteur vous dites ?refaites vos gammes je vous propose une dégustation aveugle qui va réveiller vos papilles,parlons du vin Dudourdieu,derenoncourt,Rolland,sont nos racines du 21 eme,si ça vous réconforter je connais plutot bien ces grands du vin ! nous n'avons aucun intérét commun .par contre j'en suis sur,nous devons plus convaiquant car il vous manque quelques données...pour apportter de l'eau a votre moulin
    Bernard Levrault
    vigneron............

  • JC2LivrS
    • 16 avril 2016
    • 11H24

    Et si ce Môssieur n'était pas un sans couille lui aussi, il n'omettrait pas de signifier que certains millésimes sont à chier !

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