Le sommelier alsacien Romain Iltis, tout juste âgé de 30 ans et en poste au restaurant triplement étoilé « L’Arnsbourg » à Baerenthal, est devenu le lundi 15 octobre, à Marseille, Meilleur sommelier de France.

La phase finale de ce concours qui réunissait neuf candidats issus d’une première sélection était co-organisée par l’Union de la Sommellerie Française et le Conseil Interprofessionnel des vins de Provence. Au cours de la dernière série d’épreuves disputées en public, le vainqueur a dominé Pascaline Lepeltier (Rouge Tomate à New-York), Florent Martin (Hôtel George V à Paris) et Antoine Petrus (Restaurant Lasserre à Paris).

Romain Iltis a livré pour « Terre de Vins » quelques anecdotes liées à sa passion du vin.

Quel souvenir avez-vous de votre premier vin ?
C’était un crémant, d’Alsace bien entendu, que mon grand-père Joseph, chez lui à Wihr au Val, m’a permis de goûter un jour de Noël. Je n’avais que neuf ou dix ans…

Votre pire souvenir lors d’un concours ?
C’était en 2007, lors du Trophée Ruinart du Meilleur jeune sommelier de France, je n’ai pas vu sur le guéridon une coupe sur laquelle avait été volontairement laissée une trace de rouge à lèvres. C’est le genre d’erreur qui est impardonnable !

Votre meilleur souvenir de vin à table ?
Un riesling jeunes vignes Sommerberg de chez Boxler, millésime 2008, qui accompagnait un tartare de Saint-Jacques sur une purée de panais aux huîtres. Un accord parfait dont je rêve toujours.

Pour vous, c’est quoi un bon sommelier ?
Quelqu’un qui sait partager ses émotions avec ses clients !

Propos recueillis par Jean Bernard