Ci-dessus : les vignerons d'Amboise au salon des vins de Loire (photos I. Bachelard)
Ci-dessus : les vignerons d'Amboise au salon des vins de Loire (photos I. Bachelard)

Avec ses 800 kilomètres de route dans les vignes de part et d’autre du grand fleuve et des ses affluents, le vignoble de la Loire recèle des vignobles connus ou moins connus. Tour d’horizon après le beau millésime 2018

Parmi les 50 appellations, dénominations et indications géographiques qui couvrent 43 000 hectares depuis l’Atlantique à l’ouest jusqu’aux limites de la Bourgogne à l’est, le salon des vins de Loire permet de découvrir ou de retrouver de jolis vins au rapport qualité prix plaisir imbattable

Anjou blanc né en Anjou noir
L’appellation Anjou est une des vastes AOP de la Loire puisqu’elle couvre les bords de Loire de part et d’autre d’Angers et s’enfonce largement vers le sud et l’est jusqu’aux confins de la Touraine, là où la Vienne rejoint la Loire. Comme elle produit des rouges, des blancs et des effervescents, la part qui revient aux vins blancs secs n’est que de 500 ha. Là la production se répartit sur les deux types de sols angevins, tuffeau blanc à l’est et schistes sombres. Ces derniers sont à découvrir, à l’ouest comme le Château de la Tomaze en 2016, et en 2017 Les Grande Vignes, La Jarre de Juchepie, Effusion de Pascal Baudouin, Château Pierre Bise Haut de la Garde, Domaine de la Belle Etoile.

Touraine Amboise
A mi-chemin en Trous et Blois, de part et d’autre de la Loire, Touraine-Amboise a pour ambition de se différencier de l’appellation Touraine en mettant en avant deux cépages, le chenin blanc plutôt que le sauvignon, le côt ou malbec plutôt que le gamay. Chaque année les vins gagnent en profondeur et en identité. A suivre les domaines La Grande Foucaudière, Bonnigal-Bodet, et toujours les pionniers Xavier Frissant et Damien Delecheneau de la Grange Tiphaine.

Chinon où le bio gagne
On ne présente plus l’appellation Chinon, à l’extrémité ouest de la Touraine, rive gauche de la Loire et sur les deux côtés de la Vienne. Le bio y progresse désormais à grands pas, pas moins de 27% des surfaces sont désormais travaillées en bio ou biodynamie. On trouve des 2016 épatants chez Pascal Lambert, Jaulin-Plaisantin, un 2017 au Château de Coulaine, un 2015 chez Jourdan & Pichard.