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Des cabanes pour rêver : la nouvelle conversation avec la nature de Ruinart

L'artiste Tadashi Kawatama dans les vignes de la Maison Ruinart

@ Florie Berg - Tadashi Kawatama

Auteur

Yves
Tesson

Date

11.03.2026

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Ruinart a toujours été très attaché au Japon. Elle a même été l’une des premières Maisons de Champagne à y expédier ses vins au XIXe siècle profitant de l’ouverture de l’ère Meiji. Une influence qui marque jusqu'à l’architecture de son siège, puisque le pavillon Nicolas Ruinart est l’œuvre du japonais Sou Fujimito, qui a depuis construit celui de l’exposition universelle d’Osaka. Rien de surprenant donc à voir la Maison confier cette année, dans le cadre de ses « conversations avec la nature », sa traditionnelle carte blanche artistique à l’illustre Tadashi Kawamata…

Le Champagne Ruinart donne chaque année carte blanche à un artiste pour créer une œuvre qui s’inspire de son univers. La seule contrainte est de s'inscrire dans le dialogue permanent qu’entretient la Maison avec la nature. Cette année, cette mission a été confiée à un artiste japonais, Tadashi Kawamata. Son projet ? Construire trois cabanes à l’intérieur du parc situé au-dessus des Crayères et qui seront autant de plateformes de reconnexion avec la nature pour les hôtes de la Maison.

© Florie Berger

Pour être plus précis, il y aura un nid sur la façade historique, une cabane et une tour perchée à sept mètres servant d’observatoire. « À cette hauteur, confie Tadashi, on perçoit les variations de la météo : la chaleur du soleil, l’humidité, la brise. Je veux que les visiteurs observent les changements de temps, des nuages et de lumières ». Les matériaux utilisés sont des planches en bois recyclées. L’objectif est de laisser la nature en reprendre progressivement possession, devenir "coauteur", en laissant la mousse pousser dessus au fil des mois, les animaux y nicher. « Une démarche qui fait écho évidemment à celle de la Maison Ruinart qui elle aussi travaille avec un matériau naturel très simple, le raisin, et doit accepter en maintes occasions de s’en remettre à la nature, aux aléas des saisons qui façonneront en partie le profil final de ses vins » explique Fabien Vallerian, le directeur international Art et Culture.

© Florie Berger

Une invitation au voyage

Au-delà de ces premières réflexions, la cabane est aussi une invitation à retrouver notre regard d’enfant sur le monde qui nous entoure et cette envie de jouer avec lui. Elle nous permet de quitter le rapport utilitaire que nous avons acquis à l’âge adulte à l’égard de la nature. Que se passe-t-il dans la tête d’un enfant lorsqu’il construit une cabane ? Il ne construit pas un vrai toit qui pourra correctement l’abriter, il construit un espace sur lequel il va pouvoir s'appuyer pour se projeter dans ses rêves, la cabane de quelques planches devient un château qu’il défendra avec ses camardes et où sera enfermée une princesse… Une cabane, c’est donc d’abord un outil qui nous aide à rêver, une passerelle vers l’imaginaire, un peu comme une bouteille de champagne, qui nous emmène bien au-delà du plaisir gustatif, mais renvoie à tout un univers, celui de la fête évidemment, mais aussi des vastes cathédrales souterraines que sont les crayères où le vin a mûri de longues années, du temps qui passe, nous sculpte et nous entraîne vers de nouveaux horizons dont nous ne savons rien, mais qui seront peut-être aussi prometteurs que ceux qui s’ouvrent pour les plus grands champagnes lorsqu’on sait les attendre…

© Florie Berger