Vendredi 19 Juin 2026
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19.06.2026
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Le groupe de rock le plus célèbre du monde vient de lancer officiellement en France sa marque de rhum Crossfire Hurricane avec deux références mettant en avant la typicité du rhum jamaïcain dans des assemblages originaux.
Insatiables, les Rolling Stones sont toujours là où on ne les attend pas. Cette fois, c’est dans le monde du rhum qu’ils ont investi. De prime abord, rien ne semble distinguer ce spiritueux d’autres projets liés à des célébrités qui sont devenus presque la norme ces dernières années. On pourrait citer pêle-mêle les jus créés sous la houlette de Jay-Z (D’Ussé), Ryan Reynolds (Aviation), Emma Watson (Renais), Bob Dylan (Heaven’s Door), Beyoncé (Sir Davis) ou bien encore Michael Jordan (Cincoro) et même Kendall Jenner (818 Tequila). Tout est d’ailleurs fait ici pour que le lien avec les Rolling Stones soit immédiatement perçu par les consommateurs.
Le nom de la marque tout d’abord. Les amateurs de Stones auront tout de suite reconnu les premières paroles de l’iconique titre Jumpin’ Jack Flash (« I was born in a Crossfire Hurricane »). Et quoi de mieux, évidemment, que d’apposer en bonne place le célébrissime logo « lips and tongue » du groupe, reconnaissable entre mille ? Sur le bouchon, les lèvres rouge vif et la langue tirée captent le regard, le design de la bouteille lui-même étant totalement construit autour de cet emblème planétaire. Le logo est en effet gravé au centre de la bouteille et semble émettre des vibrations que l’on devine provenir de la musique du groupe.
Alors, simple opportunisme commercial ? Le créneau est évidemment porteur, mais la démarche apparaît toutefois un peu plus profonde. Pour preuve, le groupe, copropriétaire de la marque via sa société Promotours B. V., s’est entouré de l’un des ambassadeurs les plus influents et les plus reconnus du monde du rhum en la personne de Ian Burrell. Ce touche-à-tout de génie, auteur d’ouvrages, créateur de cuvées, lanceur de marques et promoteur infatigable de la culture rhum dans le monde entier, a supervisé tous les aspects techniques du dispositif. Ce dernier ne souhaitait pas créer un simple rhum sous licence. Jamaïcain, il a évidemment adhéré au projet du groupe qui voulait rendre un véritable hommage à l’île et au style unique de ses rhums. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Rolling Stones ont séjourné en Jamaïque au début des années 1970. À cette époque, plusieurs membres du groupe vivaient hors du Royaume-Uni, un contexte souvent qualifié d'exil dans les récits consacrés à leur histoire. La Jamaïque a ainsi été l'un des lieux où le groupe s'est retrouvé et a passé du temps durant cette période.
« L’ambition d'Ian était de proposer un assemblage authentique capable de représenter la diversité et la richesse de cette origine, tout en restant accessible à un public plus large que les seuls amateurs avertis », explique Vincent Gillet, le cofondateur de Kite Drinks qui a activement participé à la création de ce projet. L’originalité du projet provient donc de l’association de 4 des 6 distilleries encore en activité sur l’île : Hampden Estate, Long Pond, Worthy Park et Clarendon. Chacune de ces distilleries apporte des caractéristiques distinctes à l’assemblage : Hampden Estate est connue pour ses rhums à forte teneur en esters, Long Pond pour la diversité de ses profils aromatiques, Worthy Park pour son style plus élégant et Clarendon pour la richesse de ses distillats.
« L'objectif n'était pas de mettre en avant une distillerie plutôt qu'une autre, mais de réunir au sein d'un même assemblage différentes expressions du rhum jamaïcain », précise Vincent. Dans la bouteille, on va donc retrouver un mélange de distillats issus de pot stills et de column stills permettant d’associer toute la puissance aromatique à une texture onctueuse, le tout sans aucun sucre ajouté. Si une cuvée Gold sera réservée uniquement aux professionnels, notamment les bartenders, les amateurs vont pouvoir découvrir la cuvée Reserve (env. 49€). Un rhum à 40 %, porté évidemment par un haut niveau d’esters dans la plus pure tradition jamaïcaine. Le résultat s’avère probant, d’une grande gourmandise. Derrière sa robe ambrée, il dévoile des notes de banane mûre, d’ananas rôti ainsi que de beaux élans épicés (cannelle), le tout guidé par un boisé toasté et légèrement fumé ainsi qu’une fine pointe végétale, marqueur des jus jamaïcains.

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