Mardi 22 Septembre 2026
"Brio", second vin du Château Cantenac Brown à la Foire aux Seconds Vins 2025 ©Romain de Oliveira
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22.09.2026
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Le samedi 10 octobre prochain, Terre de Vins et Cash Vin vous convient à la 10ème Foire aux Seconds Vins à Bordeaux, Hangar 14. Pour ceux qui auraient manqué les neuf éditions précédentes, nous vous proposons une séance de rattrapage : qu’est-ce qu’un second vin ?
S’il y a des seconds, c’est qu’il existe des premiers. Ceci établi, commençons par le début. Il faut remonter à la fin du XIXème siècle. Certains propriétaires de châteaux bordelais choisirent de conserver les lots de vin, écartés de l’assemblage du vin qui porte le nom de la propriété, plutôt que de les céder à vil prix au négoce. Ils élargirent leur gamme pour encore mieux valoriser leur vin éponyme, alors bombardé premier avec la naissance du second. Dès 1874, le Château Pichon-Longueville Comtesse de Lalande lance le mouvement, rapidement suivi par d’autres grands noms (Léoville Las Cases, château Margaux…). Il faut attendre les années 1980 pour que cette tendance se généralise, encouragée par le tri drastique à la vigne et les frémissements de la spéculation.
Historiquement, les seconds vins ont été créés pour préserver la qualité des premiers. Désormais, ce sont des cuvées à part entière, qui viennent étoffer la gamme des propriétés bordelaises. Issues du même terroir que leurs aînées, elles sont élaborées avec un soin identique et bénéficient du savoir-faire des mêmes équipes. Le second vin peut, selon les domaines, être le fruit d’une sélection parcellaire dès la vigne ou pensé à partir de la dégustation au moment de l’assemblage. Souvent on lui réserve la production des plus jeunes vignes, destinée à l'assemblage du premier vin quelques années plus tard. De même, pour le vieillissement, ce sont des barriques d’un ou de deux vins qui lui échoient afin de moins marquer le vin. En fin de compte, la mécanique du second, défini par rapport au premier, s’intègre dans l’économie de la propriété et donne accès aux amateurs à des produits parfois mythiques.
Quel que soit le parti pris dans l’élaboration des seconds vins, on retrouve dans ces cadets une belle « buvabilité » dès leur jeunesse. Ils s’avèrent gourmands, sur le fruit et on les qualifie d’accessibles tant par leur prix, inférieur au haut de gamme, que par leur goût, plus friand.
La filiation des seconds vins se trouve souvent dans le nom : le Petit Mouton de Mouton Rothschild, Les Pagodes de Cos, Alter Ego de Palmer, Amiral de Beychevelle, les Fiefs de Lagrange…, assorti d’une évocation plus poétique. Moins intimidantes, ces cuvées peuvent être bues plus rapidement (souvent entre 5 et 10 ans) et coûtent entre 30 et 60 % moins cher que leurs aînées.
Alors succombez : grâce au partenariat avec Cash Vin, les amateurs pourront repartir de la Foire aux Seconds Vins directement avec leurs coups de cœur à tarifs avantageux, et bénéficier de l’offre suivante : pour l’achat de 5 bouteilles identiques, la 6ème est offerte.

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