Parmi les quelque 150 vins présents à Bordeaux Tasting, deux vins en appellation “Bordeaux” pourraient séduire les amateurs en quête de bons rapports qualité-prix : Petit Paveil 2012 et Château Leroy-Beauval 2012, tous deux salués cette année par les “oscars du Bordeaux”.

Beaucoup de grands crus et d’appellations prestigieuses donnent rendez-vous aux amateurs jusqu’à ce soir dans l’enceinte du Palais de la Bourse de Bordeaux, à l’occasion de la troisième édition de Bordeaux Tasting. Mais les amateurs en quête de bonnes trouvailles peuvent aussi découvrir quelques pépites à prix doux, comme ces deux vins en appellation “Bordeaux” : Bordeaux, une appellation générique qui réunit une grande majorité de producteurs girondins, qui est soumise à une rude concurrence sur le plan national comme international, mais qui a toujours une carte à jouer en termes de rapport qualité-prix. La preuve par deux : Petit Paveil 2012 du château Paveil de Luze et le château Leroy-Beauval ont tous les deux été distingués cette année par les “oscars du Bordeaux” qui sélectionne 6 vins dégustés à l’aveugle.

Petit Paveil 2012 est le bordeaux produit par le château Paveil de Luze, cru bourgeois de Margaux présent pour la première fois à Bordeaux Tasting : “nous sommes ravis de participer pour la première fois à ce bel événement où se pressent beaucoup de jeunes amateurs, explique Frédéric de Luze. Nous avions déjà beaucoup apprécié la dégustation des crus bourgeois organisée par “Terre de Vins” à Lille il y a quelques semaines, la réussite se confirme”. Petit Paveil 2012 est un assemblage 50% cabernet sauvignon / 50% merlot, élevé huit mois en fûts de chêne américain. Vendu 8, 95 € au prix propriété. Un très bon rapport qualité-prix.

Château Leroy-Beauval est une propriété située à Saint-Sulpice et Cameyrac, présente elle aussi pour la première fois à Bordeaux Tasting. C’est un vignoble en pleine phase de redressement depuis son rachat en 2011 par Stéphanie Leroy. Le directeur d’exploitation Pascal Fricard, originaire du Cognaçais, a fait notamment ses armes chez Bernard Magrez et François Lurton. Il a été attiré par le “challenge” de restructurer cette exploitation jusqu’ici négligée, et de tirer le meilleur de ses terroirs proches de ceux de Castillon. Un gros effort a été investi dans l’exploration des sols, afin de repenser intégralement l’encépagement de la propriété. 27 hectares (sur les 46 cultivés actuellement) devraient être arrachés dans les deux ans, le but étant d’arriver à une répartition 70% merlot, 25% cabernet franc, 5% cabernet sauvignon (actuellement le cabernet sauvignon occupe la moitié de l’encépagement) cultivée en “lutte raisonnée, en suivant le bon sens agricole”, souligne Pascal Fricard qui souligne que le label Terra Vitis est en cours de validation. Leroy-Beauval 2012, c’est un 100% merlot élevé 100% en bois neuf, qui se distingue par un joli fruit mûr, des tanins fondus et une belle allonge. Vendu 14, 95 € à la propriété, il se veut résolument haut de gamme et vise une distribution sur le réseau cavistes, épiceries fines, restauration. “L’appellation Bordeaux est malmenée, explique Pascal Friard, et il faut la tirer vers le haut. Nous mettons tout en œuvre à la propriété pour nous donner les moyens de produire un excellent vin qui saura séduire les amateurs du monde entier” (60% de vente à l’export sont visés, NDLR). Outre l’oscar du Bordeaux, Château Leroy-Beauval 2012 a été distingué par le magazine britannique Decanter.

A noter que Pascal Fricard produit également des bulles (non classées en appellation “crémant de Bordeaux” car vendangées à la machine) : la Marquise de Leroy-Beauval, en blanc et en rosé, vendues à la propriété au prix de 14, 50 €.