(photo JM Brouard)
(photo JM Brouard)

Né il y a une petite vingtaine d’années de l’envie d’un homme, Benoît Trocard, le Clos Dubreuil continue d’inventer son futur. Les bâtiments sont en pleine mue pour donner vie, dans quelques mois, à un splendide lieu d’hébergement œnotouristique.

Comme aurait pu le dire Omar Sharif, le Clos Dubreuil, c’est son dada ! Lui, c’est Benoît Trocard. Sa famille est à la tête du groupe éponyme qui produit une quinzaine de références, notamment à Pomerol et en Bordeaux supérieur.
En 2002, c’est à Saint-Christophe des Bardes, sur les terroirs argilo-calcaires de Saint-Emilion, que Benoît va jeter son dévolu sur 1,5 hectare de vignes. Avec en tête, l’envie de produire un vin qui lui plaise, puissant et dense. Différentes opportunités lui permettront d’agrandir progressivement le vignoble, en 2007 et en 2012. Aujourd’hui, l’ensemble représente 7,5 hectares constitué de différentes parcelles éparpillées aux alentours de la parcelle historique. Et sa gestion dynamique rappelle que Benoît a affûté ses armes notamment en Australie. Décomplexé, il va par exemple créer une cuvée de blanc dès 2013 pour mettre en exergue le chardonnay qu’il aime tant. Pas si commun dans les environs. Aujourd’hui, il exprime la volonté d’aller plus loin. “J’ai toujours souhaité faire de Clos Dubreuil une destination à part entière”. En cette fin d’année, les premiers travaux vont donc commencer pour transformer les bâtiments en un écrin de luxe qui devrait faire date.

Un complexe très exclusif

Benoît est ambitieux et il a les moyens de ses ambitions. En 2007, un riche texan tombé amoureux des vins du domaine voulait lui racheter la propriété. Le schéma est finalement différent, chacune des parties possédant désormais la moitié des parts. Avec cependant une vision commune du futur à moyen terme de Clos Dubreuil. Le constat initial était assez clair. Saint-Emilion est une destination touristique de tout premier plan mais qui manque de lieux œnotouristiques pointus. Dans un premier temps, Benoît va donc racheter les différentes maisons sans charme qui encadraient les bâtiments plus anciens. Elles seront détruites pour laisser place ensuite à de nouveaux bâtiments à l’architecture parfaitement intégrée, d’une sobre modernité. Si tout se passe comme prévu, cette maison d’hôtes haut-de-gamme devrait ouvrir ses portes en 2021. Au total, 6 suites pourront être louées avec, en prime, des services dignes des meilleurs établissements : concierge, chauffeur, chef… Fou de sport, Benoît souhaite en outre établir un lien entre monde du vin et monde du sport. Sans surprise, une magnifique salle permettra de s’exercer en compagnie d’un coach dédié. Nul doute que Clos Dubreuil devrait devenir rapidement un incontournable de la région. A condition, bien sûr, d’avoir des finances en conséquence pour ceux qui souhaiteront découvrir cet endroit d’exception.