Patrice Piveteau, directeur général et maître de chai de la maison Frapin, nous donne quelques nouvelles du front cognaçais où les ventes sont quasiment à l’arrêt et où les travaux à la vigne sont ultra-réglementés. De quoi s’arracher les cheveux…

Où en est-on au niveau des ventes des cognacs Frapin ?
Nous avons des commandes en portefeuille mais la mise en bouteille comme les expéditions ont cessé avec le confinement. Nous constaterons les effets de la crise dans les mois à venir…

Comment anticipe-t-on la reprise avec les mesures de confinement dans les bureaux ?
Les bureaux sont en confinement ou télétravail, nous avons repris une petite activité partielle pour les inventaires des stocks et la fin de la distillation – qui s’est terminée samedi. Nous restons en contact avec les marchés et nous sommes prêts à reprendre les expéditions dès que ce sera possible.

Comment s’organise le travail à la vigne ?
L’équipe du vignoble assure les travaux à la vigne avec des mesures barrières strictes. Les heures d’embauche sont échelonnées afin d’éviter les discussions et donc les contacts. Les salariés sont un par voiture. Dans la vigne, ce sont des équipes de deux personnes et elles sont séparés de plusieurs mètres. Même les heures de repas au réfectoire sont échelonnées. Tous les jours, on désinfecte les locaux (vestiaire, réfectoire, sanitaires)…

Patrice Piveteau en “selfie confinement” :