(Photo JM Brouard)
(Photo JM Brouard)

Parmi les nombreux domaines familiaux bourguignons, le domaine Jean Féry et fils s’inscrit dans une belle continuité familiale et propose de jolis vins accessibles.

Parler de Bourgogne aujourd’hui revient souvent à évoquer des vins très chers, désormais inaccessibles à une grande majorité de consommateurs. Cette assertion est vraie pour les domaines les plus célèbres et prestigieux de la côte de Nuits et de la côte de Beaune. Mais nombre de domaines font moins parler d’eux et produisent pourtant des vins très agréables à des tarifs moins prompts à vous faire vider votre plan d’épargne. Le domaine Jean féry et fils appartient sans nul doute à cette seconde catégorie. Familial depuis 4 générations, ses origines remontent au XIXème siècle. Aujourd’hui, Frédéric Féry préside à sa destinée et entend bien continuer à progresser qualitativement pour égaler les meilleurs voisins. De cette histoire longue, le domaine peut s’enorgueillir d’un patrimoine riche de 14 hectares de vignes répartis sur pas moins de 24 crus différents qui continue, génération après génération, à s’étoffer. Des Hautes-côtes auquel Frédéric est très attaché jusqu’au Corton grand cru, la palette est large et permet d’entrer pleinement dans toute la diversité de la Bourgogne. Avec un souci constant, celui d’être toujours plus exigeant pour livrer des expressions franches de vins nés sur des terroirs merveilleux.

Des vins plaisir

La dégustation de la gamme du domaine permet de rendre compte d’une évidence. Les vins procurent un réel plaisir par leur fraîcheur, leur souplesse et leur fruité gourmand. Tant en blanc qu’en rouge, les efforts réalisés portent leurs fruits. Le Côte-de-Nuits villages « clos de Magny » 2016 (25€) donne le sentiment de croquer dans un joli panier de fruits rouges, le tout porté par une acidité qui lui donne du peps en finale. Le Pernand-Vergelesses les Combottes 2016 (30€) associe par exemple une belle matière et une acidité plaisante. Un vin facile d’accès. Sur le Savigny-les-Beaune « ez connardises » 2016, on retient davantage l’équilibre intéressant du vin et sa longueur appréciable. Côté blanc, le Meursault Narvaux 2016 (47€) affirme un style plein de vivacité, énergique bien que relativement discret au nez à ce stade. Toutes ces cuvées sont bio depuis 2011, date de la certification de tout le domaine. Toutes les acquisitions récentes de vignes s’inscrivent également dans cette optique puisqu’elles étaient toutes conduites également en bio avant leur rachat. Gageons que l’arrivée sur la propriété d’une nouvelle directrice technique, Laurence Danel, passée notamment chez Bouchard et Faiveley, permettra de continuer la marche en avant voulue par Frédéric Féry. Des ambitions clairement affichées et proportionnelles à l’amour qu’il voue à ce patrimoine familial unique.