A trois jours de la dégustation de 50 Crus Bourgeois à Lille avec « Terre de Vins », Frédéric de Luze, président de l’Alliance des Crus Bourgeois, revient sur a belle réputation des Crus Bourgeois auprès des amateurs, notamment lillois.

Jeudi 6 novembre, 50 Crus Bourgeois s’invitent à l’Hospice Comtesse, à Lille, pour une grande dégustation organisée avec « Terre de Vins » (suivre ce lien pour en savoir plus et réserver vos places). Frédéric de Luze, en tant que président de l’Alliance des Crus Bourgeois, que représente pour vous le marché des amateurs lillois ?

Nous savons depuis longtemps que le Nord de la France, tout comme la Belgique qui est voisine, est une terre d’amateurs de vins de Bordeaux, et un marché de prédilection pour les Crus Bourgeois. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les Crus Bourgeois organisent un événement dans la région, et cette fois nous le faisons avec plaisir avec « Terre de Vins ». Nous avons à cœur de renforcer notre présence auprès des amateurs lillois, et de faire toujours mieux connaître le travail qui a été accompli par les Crus Bourgeois depuis cinq ans, pour faire de ce label une garantie de qualité.

Comment avez-vous sélectionné les 50 vins qui seront présentés aux amateurs lillois ce jeudi 6 novembre ?
Pour chaque opération, l’Alliance demande aux adhérents s’ils souhaitent participer, pour assurer la promotion à la fois de leur propriété et de la marque Crus Bourgeois. Quand les places sont limitées, lorsque c’est le cas ici, nous nous efforçons de répartir harmonieusement entre les différentes appellations (Saint-Estèphe, Haut-Médoc, Médoc, Moulis, Listrac pour l’événement de ce jeudi, NDLR). Il est impératif, bien sûr, que les viticulteurs puissent se déplacer eux-mêmes pour faire déguster leurs vins.

Selon vous, quels sont les atouts que les Crus Bourgeois doivent mettre en avant auprès des consommateurs ?

Le label Crus Bourgeois (267 vins retenus pour le millésime 2012, NDLR) présente au consommateur la garantie sue tous nos adhérents font un effort, toute l’année, pour respecter notre cahier des charges et produire des vins de qualité supérieure. Il est important de rappeler que la sélection est revue chaque année ! Par ailleurs, le consommateur est protégé grâce au sticker obligatoire, qui lui permet d’authentifier les vins. Les Crus Bourgeois, cela représente une production moyenne de 30 millions de bouteilles par an. C’est la première fois que l’on met en place une telle exigence de qualité à une aussi grande échelle. Et nous ne cessons d’avoir d’excellents retours à ce sujet.

Où en êtes-vous du projet de réintroduction d’un classement au sein des Crus Bourgeois ?
L’idée a fait consensus au sein des adhérents en septembre dernier : 80% d’entre eux ont exprimé un avis positif sur le retour d’un classement. Maintenant, c’est un lent processus, nous prenons le temps d’avancer pour tout mettre en place sereinement. Les vendanges étant passées par là, nous nous remettons au travail ces jours-ci, avec la volonté de relancer le classement à l’horizon 2016.

Propos recueillis par Mathieu Doumenge