Voici le plus petit domaine de Lalande de Pomerol : moins d’un hectare. Une micro surface où la famille Brunot signe un vin cousu main.

Pas même un hectare. O, 38 pour être précis. 2476 pieds. Entre 1800 et 2200 bouteilles par an. Presqu’une goutte d’eau. Mais une exception aussi dont la notoriété pourrait très vite être inversement proportionnelle à la confidentialité de ses volumes. Avec le Clos La Petite Croix, Lalande-de-Pomerol tient en effet sa plus petite propriété. Bien loin donc des sept à huit hectares qui constituent la moyenne des exploitations de cette appellation où le merlot est roi.

Appartenant à la famille Brunot, ce confetti, où pousse aussi un soupçon de cabernet-franc, défend une viticulture où le cousu main et le plaisir règnent en maître. Comment pourrait-il en être autrement quand on pourrait donner un nom à chacun de ses pieds de vigne ? “C’est un jardin plus qu’une propriété”, sourit Michel Brunot, qui exploite ce mini-domaine avec son fils, Pierre (voir photo).

Après une expérience en Californie, c’est ce dernier qui a pris la suite de son grand-père en 2011, dans le but de donner un second souffle à ce domaine quelque peu endormi.
“Oui on se fait plaisir, confirme Michel Brunot. Mais c’est un vrai travail. On veut être au top. Notre objectif, c’est la qualité de notre vin.” Voilà pourquoi, le Clos La Petite Croix s’est lancé cette année et pour la première fois dans le grand bain des primeurs.

Le millésime 2012 est à découvrir au Grand Hôtel de Bordeaux jusqu’à mercredi. “2012 est parti pour être un très très bon millésime, mieux que 2011, indique Michel Brunot. Nous avons là, un vin très fruité. ” Un bémol cependant : “on ne fera que 1800 bouteilles”.

Quant au 2011, le premier millésime du renouveau, il sera mis en bouteille prochainement. Une certitude : il n’y en n’aura pas pour tout le monde.

Jefferson Desport